Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) affrontent depuis trois jours les rebelles de l’AFC/ M23 dans les territoires de Walikale et Masisi(Nord-Kivu), ravivant les tensions et plongeant la région dans une insécurité croissante malgré le processus de paix en cours.
Selon des sources concordantes, ce lundi 22 septembre, la situation demeurait particulièrement tendue autour des villages de Mpeti et Malemo, où les combats se sont intensifiés après plusieurs jours d’échanges de tirs nourris. Des bombardements aériens menés par les FARDC ont aggravé la confrontation.
Selon des témoins sur place, de violentes explosions ont été entendues dans plusieurs localités, provoquant la fuite d’une grande partie de la population et un déplacement massif de familles.
Cependant, chaque camp rejette la responsabilité de cette escalade. Le porte-parole de l’armée congolaise accuse la rébellion de « provocations répétées », tandis que l’AFC/M23 dénonce des bombardements aériens visant non seulement ses positions mais aussi des villages densément peuplés. La coalition des « Wazalendo », alliée aux FARDC, est également impliquée dans les combats, ce qui accentue la complexité et la fragilité de la situation sécuritaire.
Malgré les accords de paix signés à Washington et Doha, censés mettre un terme aux hostilités et instaurer un dialogue durable entre le gouvernement congolais et celui du Rwanda d’une part et d’autre part entre les rebelles de l’AFC/M23 soutenus par les forces de défense rwandaises, les violences persistent. Cette reprise des affrontements illustre les difficultés majeures liées à l’application concrète de ces engagements.
L’armée congolaise a lancé un ultimatum contre la rébellion, dans un communiqué récent, affirmant qu’elle se réserve désormais le droit de répondre « avec vigueur et détermination » à toute provocation.
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