Les femmes en tant qu’actrices de paix, leaders communautaires, éducatrices et activistes, sont appelées à jouer un rôle essentiel dans la lutte contre les discours de haine en pleine montée au Sud-Kivu, pendant cette période d’instabilité sécuritaire.
En effet, dans un contexte de guerre, les discours de haine ont un impact dévastateur sur la paix et la cohésion sociale. Ils peuvent inciter à la violence, à la discrimination et aux atrocités, en érodant les valeurs communes et en rendant la société plus vulnérables à la haine et à la peur.
Dans telle situation, les femmes qui sont parmi les premières victimes de ces discours doivent jouer un rôle important, en tant qu’actrices de changement en apportant un appui considérable à la consolidation de la paix et au dialogue constructif.
« C’est la femme qui apprend l’enfant les premiers mots ou paroles, c’est dans ce cas là que les femmes doivent lutter contre les discours de haine, dès le bas âge,» a indiqué Agnès Sadiki, une femme activiste des droits de la femme au Sud-Kivu.
Pour elle, la femme doit montrer des bons exemples aux enfants : le pardon, la tolérance, l’amour du prochain ; afin qu’il grandisse avec un esprit de la cohabitation pacifique, de cohésion sociale et de vivre-ensemble.
En tant que mères et éducatrices, les femmes intègrent l’éducation contre les discours de haine dans les familles, sensibilisent les jeunes et les communautés aux dangers de la discrimination tribale.
Pour elle, il est nécessaire que les femmes se privent de placer certaines paroles pouvant amener à un conflit au sein de la communauté.
Un discours de haine est tout type de communication, orale ou écrite, tout comportement qui attaque ou utilise un langage péjoratif ou discriminatoire en référence à une personne ou un groupe sur la base de leur identité, notamment la région, l’ethnicité, la nationalité, la race, la couleur, l’escendance, le genre ou tout autre facteur d’identité.
Gabriel ACIRUSHOKOLIRE


