Une réunion interinstitutionnelle est convoquée au Palais de la nation ce lundi 8 septembre à Kinshasa, par la présidence de la République. Autour du chef de l’État, les figures clés de la vie politique et institutionnelle congolaise : Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale, Lukonde Sama, président du Sénat, la Première ministre Judith Suminwa, ainsi que Dieudonné Kamuleta, président de la Cour constitutionnelle et du Conseil supérieur de la magistrature.
Dans un contexte politique marqué par des tensions au Parlement et une insécurité grandissante persistante dans l’Est du pays, Félix Tshisekedi va réunir les responsables des institutions pour notamment examiner les dossiers sensibles de l’heure et renforcer la concertation entre institutions.
Il sera probablement question de tabler entre-autres sur la rentrée parlementaire, déjà marquée par de vives tensions. Une pétition visant Vital Kamerhe et son bureau a en effet fait son apparition, signe d’une fracture grandissante au sein de l’hémicycle.
La sécurité dans l’Est du pays, notamment à Uvira, où la contestation de certaines nominations militaires par des groupes armés accentue les inquiétudes. Dans cette zone sensible, la méfiance pourrait fragiliser davantage un contexte déjà tendu.
En convoquant cette réunion, Félix Tshisekedi cherche à tracer une feuille de route commune, à la fois pour calmer le jeu sur le plan politique et pour coordonner la riposte sécuritaire. Une démarche qui envoie un signal clair : face aux divisions internes et aux menaces extérieures, le chef de l’État veut afficher l’unité des institutions.
Il faut souligner que dans une déclaration rendue publique samedi 6 septembre à Kinshasa, le regroupement politique LGD et Alliés a qualifié « d’inopportune, irresponsable et périlleuse pour l’unité nationale » l’initiative d’une centaine de députés nationaux visant à déchoir le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, ainsi que certains membres du bureau de la chambre basse du parlement.
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