Une vive tension s’est observée dans la cité de Sake en territoire de Masisi (Nord-Kivu), ce dimanche 3 août, à la suite du meurtre du chef de la localité de Kimoka, dans le groupement Kamuronza. Ce crime a été commis dans la nuit de samedi à dimanche, dans une zone totalement sous contrôle des troupes de l’AFC/M23, selon les témoignages recueillis et relayés par radio Okapi.
Le chef Kibihira Bauma a été froidement abattu à son domicile, situé dans la cité de Sake. Les auteurs de ce meurtre n’ont pas été identifiés, et aucun signalement officiel n’a été communiqué jusqu’à présent.
Ce drame ravive les souvenirs douloureux du meurtre de Charles Kilibiri, chef du village Malehe, tué le 21 mars dernier dans le quartier Birere 1 de la même cité. Les résultats des enquêtes annoncées à l’époque n’ont jamais été rendus publics, selon des sources locales.
Ces meurtres successifs de notables dans des intervalles relativement courts alimentent les conversations et suscitent de vives interrogations dans l’opinion.
Ce dimanche matin, plusieurs habitants de Sake, affectés par le décès du chef de Kimoka, se demandaient si leurs autorités coutumières n’étaient pas intentionnellement ciblées.
Les habitants plaident pour un renforcement de la sécurité, en particulier pour les autorités traditionnelles, dont le rôle reste central dans la cohésion sociale et la transmission des savoirs communautaires.
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