Plus de 1 000 cas de violences sexuelles ont été enregistrés à Uvira (Sud-Kivu), en seulement trois mois. Une hausse inquiétante et rapide qui met en lumière une crise profonde, aggravée par un accès limité aux soins pour les survivantes.
Selon les dernières données sanitaires, 1 129 cas de viol ont été enregistrés entre décembre 2025 et février 2026, relevant une tendance en nette hausse qui alarme les professionnels de santé et les acteurs de la société civile.
Au-delà de cette hausse préoccupante, un autre défi majeur persiste : l’accès limité aux soins pour les survivantes. À peine 30% d’entre elles auraient pu bénéficier des kits, indispensables pour prévenir notamment les infections sexuellement transmissibles, dont le VIH, ainsi que les grossesses non désirées.
Mais faute de prise en charge adéquate, de nombreuses victimes restent sans assistance. Les sources sur place indiquent que face à l’ampleur du phénomène, les acteurs locaux appellent à une mobilisation urgente.
Dans cette dynamique, depuis mars, l’Union des femmes des médias pour la paix (UFMP) a lancé une campagne de lutte contre les violences basées sur le genre dans les zones de santé d’Uvira et Ruzizi.
Une initiative qui vise selon cette organisation, à renforcer la prévention, encourager la dénonciation et améliorer la prise en charge des victimes.
Rédaction


