La circulation sur la route nationale numéro 3 (RN3), est restée paralysée ce lundi 17 novembre, précisément sur l’axe routier Bukavu- Miti-Hombo, conséquence des affrontements survenus dans la matinée après une attaque de l’AFC/M23 contre les positions des Wazalendo situées dans les périphériques du Parc national de Kahuzi-Biega (PNKB) dans le territoire de Kabare (Sud-Kivu).
Selon des sources militaires dans la zone, cette fois-ci, les rebelles ont ciblé la position des combattants Wazalendo, connus sous le nom de « Météo », située dans le PNKB. Ces affrontements, impliquant des armes lourdes et légères, ont perturbé toutes les activités champêtres et économiques dans la région, notamment dans les villages de Kafurumaye, Mbayo et Kabilungu, respectivement dans les groupements de Miti et Bugorhe.
Des sources concordantes renseignent que les moto-taximen, en provenance ou en partance pour Kalonge et Bunyakiri, ont été contraints de rebrousser chemin, craignant pour leur sécurité. Si aucune source officielle n’a évoqué aucun bilan de ces affrontements, certaines sources riveraines du PNKB parlent des blessés de part et d’autre.
Des observateurs locaux évoquent une volonté manifeste de la rébellion de forcer un passage vers des entités comme Kalonge et Bunyakiri, actuellement contrôlées par les Wazalendo et les Forces armées congolaises (FARDC).
Cependant, des sources proches de l’AFC/M23 citées par certains médias locaux justifient ces manœuvres militaires comme une réponse aux opérations menées par les FARDC et leurs alliés. Des accusations balayées d’un revers de la main par les forces loyalistes.
Lundi dernier, le porte-parole des FARDC, le général-major Sylvain Ekenge, avait mis en garde le M23 et ses alliés contre toute attaque visant les positions des FARDC. Moins d’une semaine après cet avertissement, les rebelles se sont emparés des villages Maimingi 1 et 2, dans le territoire de Shabunda.
Une situation qui ravive les tensions militaires entre le gouvernement congolais et la rébellion qui sont à la table des négociations depuis plusieurs mois à Doha au Qatar. Ce weekend, les représentants de deux parties ont paraphé un accord-cadre en vue d’un accord de paix.
Rédaction


