Le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi Sadiki, a assuré ce vendredi 29 août que la situation sécuritaire à Uvira demeure sous contrôle, malgré un incident meurtrier survenu en début de semaine entre certains éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et des groupes Wazalendo.
À l’issue du conseil provincial de sécurité, le gouverneur a tenu à clarifier le contexte, écartant toute confusion avec d’autres zones de tension :
« Les incidents de lundi et mardi dans la ville d’Uvira n’ont rien à voir avec la prétendue progression de l’ennemi AFC/M23. La situation est maîtrisée, » a-t-il clarifié.
Le bilan humain reste toutefois préoccupant. Le comité local de sécurité a annoncé, jeudi 28 août, un nouveau bilan provisoire faisant état de dix personnes tuées par balle, dont une femme, et huit autres blessées.
Ces chiffres ont été recueillis à l’issue d’une descente sur le terrain menée par le maire ad intérim d’Uvira, Kifara Kapenda Kik’y, accompagné des responsables sécuritaires locaux.
Les autorités provinciales appellent la population au calme et à la vigilance, dans l’attente des conclusions des enquêtes en cours sur les causes exactes de cet incident meurtrier, tout en soulignant que des mesures concrètes ont été prises.
« Nous avons pris des mesures pour que ces genres d’incidents ne se répètent plus. Les FARDC et les Wazalendo sont des frères qui se déploient pour combattre et chasser l’ennemi commun. Nous devons pas nous laisser distraire par les montages de l’AFC/M23 soutenu par le Rwanda,» a souligné le gouverneur.
L’autorité provinciale a projeté de tenir d’autres réunions avec différentes couches de la population et les responsables des forces de défense et de sécurité dans l’objectif de renforcer les liens et la confiance entre les alliés, seul moyen
pour vaincre cette guerre d’agression, écrit la cellule de communication du gouvernorat du Sud-Kivu basé à Uvira.
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