À moins d’une semaine de la rentrée scolaire sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo, l’enthousiasme observé souvent laisse place à une inquiétude grandissante cette année chez de nombreux chefs d’établissements se retrouvant dans les zones où les affrontements persistent au Sud-Kivu.
Si la reprise des cours est bien confirmée pour ce lundi 1er septembre 2025 partout en RDC, dans les zones affectées par le conflit armé à l’Est de la RDC, particulièrement dans certaines localités du Sud-Kivu, demeure incertaine.
Dans ces zones, plusieurs infrastructures scolaires ont été détruites, pillées et de bancs cassés. De nombreux acteurs intervenant dans le secteur éducatif, dont les enseignants et élèves ont été contraints à fuir leurs villages suite à l’aggravation de la violence.
À quelques jours de la rentrée, ces écoles ne peuvent pas recevoir des élèves. Pire encore, les enseignants et les élèves en déplacement ne sont toujours pas de retour suite à la détérioration de la situation sécuritaire dans ces milieux.
Suite à cette situation, notre rédaction est allée à la rencontre de Mukenire Bénit, chef d’établissement de l’école primaire Shafe située dans le territoire de Kalehe, il exprime ses inquiétudes quant à la rentrée scolaire:
«Nous avons des inquiétudes liées à la rentrée scolaire de l’année scolaire 2025-2026, des inquiétudes par rapport à l’insécurité, par ceque jusqu’à présent nos milliers ne sont pas encore sécurisés. Nombreuses familles vivent toujours dans la forêt, des enfants qui sont des élèves, par quel moyen ils vont revenir et dans quelles conditions ils vont étudier,» s’inquiète ce chef d’établissement.
Celui-ci souligne que les affrontements qui se poursuivent notamment dans les villages de Ramba, Murangu, Chirimiro, Mushunguti, Chigoma et Ziralo dans la sous division Kalehe 2 compromettent la reprise des cours ce lundi.
Mukenire Bénit indique que l’instabilité sécuritaire a entraîné la perturbation des activités scolaires même pendant l’année scolaire 2024-2025.
Face à cette situation, les parties impliquées au conflit sont donc interpellées à observer leurs engagements dans le cadre du processus en cours de Doha afin d’assurer la paix et la quiétude dans les zones affectées par la guerre.
Nelson KITUMAINI


