Réunies à Kinshasa ce samedi 23 mai, sous la facilitation des autorités nationales, l’Assemblée provinciale et le gouvernement provincial du Sud-Kivu ont signé un acte d’engagement visant à apaiser les tensions nées de la motion de censure contre le gouverneur Jean-Jacques Purusi.
Selon une communication officielle, la démarche visait à « préserver la stabilité institutionnelle » et «l’unité» dans une province confrontée à de fortes tensions politiques et sécuritaires.
« Les parties en conflit avaient été conviées à cette rencontre sur invitation du vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur et sécurité, » peut-on lire dans une publication du président de l’Assemblée nationale.
Nos sources rapportent que des discussions ont débouché sur un « consensus» salué par l’ensemble des participants. 25 documents, dont un « code de bonne conduite et un accord d’engagement» entre les principaux acteurs institutionnels ont été signés afin de prévenir de nouvelles tensions et favoriser une collaboration harmonieuse entre les le gouvernement provincial et l’assemblée provinciale.
Les mesures clés actées sont entre autres: le retrait officiel de la motion de censure ; la mise en place d’un cadre permanent de concertation ; la cessation immédiate des attaques et déclarations humiliantes ou incriminantes entre les deux camps ; l’mplication du vice-gouverneur ainsi que des députés (motionnaires et non motionnaires) dans la recherche d’une solution pérenne ; la promotion de la cohésion sociale et lutte active contre les discours de haine ; l’évaluation trimestrielle de la mise en œuvre de l’accord.
Face à la menace persistante de l’AFC/M23, les participants ont exprimé leur volonté de privilégier désormais le « pardon, la réconciliation et le développement» du Sud-Kivu.
Rédaction


