À Uvira, siège provisoire des institutions provinciales du Sud-Kivu, une motion de censure a été déposée à l’Assemblée provinciale ce mardi 21 avril contre le gouverneur Jean-Jacques Purusi. Cette initiative parlementaire intervient à l’issue de la plénière consacrée à l’adoption du calendrier de la session de mars.
Selon nos sources à Uvira, le document est signé par 18 députés provinciaux issus de différents territoires de la province. Cette démarche est notamment endossée par le député Karume Bahige Jean, élu de Mwenga.
L’initiateur indique que cette démarche est conforme à la « Constitution » de la République démocratique du Congo, à la « loi organique N°08/012 du 31 juillet 2008, portant principes fondamentaux relatifs à la libre administration des provinces, telle que modifiée et complétée par la loi N°13/008 du 22 janvier 2013, spécialement en ses articles 41 et 42 ainsi qu’au règlement intérieur de l’Assemblée provinciale en ses articles 218, 219 et 220 ».
Selon les griefs avancés, le gouverneur est accusé de mauvaise gestion de la province, caractérisée notamment par une gestion jugée défaillante sur les plans administratif et financier. Les initiateurs de la motion évoquent également des manquements graves dans la gouvernance, ainsi qu’un déficit de transparence dans la gestion des fonds alloués à la province du Sud-Kivu.
Pour les signataires, cette situation aurait des conséquences directes sur le fonctionnement de l’appareil provincial. Ils estiment qu’elle constitue un frein au bon déroulement des activités institutionnelles et met en péril l’appareil sécuritaire, la paix sociale ainsi que les efforts de développement dans la province.
Le dépôt ce mardi de cette motion ouvre ainsi une séquence politique importante au sein de l’Assemblée provinciale du Sud-Kivu. Les prochains jours seront déterminants pour la suite de la procédure et pour l’avenir de l’exécutif provincial, dans un contexte marqué par des attentes croissantes en matière de gouvernance et de transparence.
Des sources concordantes renseignent que la société civile au niveau de la ville d’Uvira prévient le vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur à ne pas s’ingérer dans cette affaire, afin de préserver la paix et la cohésion sociale au niveau local.
Juvénal MUTAKATO


