Les écoles primaires de la ville de Bukavu (Sud-Kivu) ont officiellement clôturé, ce vendredi 27 mars, le deuxième trimestre de l’année scolaire 2025-2026, dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Malgré les défis liés à l’insécurité qui persiste dans plusieurs zones de la région, les activités scolaires se sont poursuivies avec une certaine régularité.
Les autorités éducatives locales saluent une nette amélioration par rapport à l’année 2025, marquée par de nombreuses perturbations.
Au Complexe scolaire « Le Miracle », le bilan du deuxième trimestre est jugé globalement positif.
Selon le directeur principal Kasengera Bienvenu, le trimestre « s’est bien déroulé », avec un taux de réussite estimé à 97 % aussi bien au niveau primaire que maternel.
« C’est une grande satisfaction pour nous, même si notre objectif restait d’atteindre 100 % ,» a-t-il déclaré, tout en félicitant les élèves pour leurs efforts et leur persévérance.
Le responsable de l’établissement a également rendu hommage aux parents d’élèves pour leur engagement constant.
Il a salué leur assiduité, leur détermination ainsi que la confiance qu’ils continuent d’accorder à l’école malgré les circonstances difficiles.
Dans le territoire de Kalehe, notamment à l’École primaire Mbinga à Nyabibwe, le directeur de cet établissement scolaire, Alfred Bikulongabo évoque également un bilan encourageant avec un taux de réussite de 88,7% en dépit du « retard observé dans le paiement des enseignants ».
Celui-ci demande aux enseignants de continuer à travailler avec engagement malgré le retard constaté de leurs salaires.
Dans un contexte où la situation sécuritaire demeure instable dans l’Est du pays, les acteurs éducatifs insistent sur l’importance de maintenir l’éducation comme priorité. Ils appellent les parents à continuer de veiller à la protection des enfants pendant les vacances de Pâques et à les encourager à s’adapter aux réalités actuelles.
« Instruire, c’est permettre aux enfants de rêver grand, quelles que soient les difficultés, » a conclu le directeur, soulignant la résilience du système éducatif local face aux défis.
Esther Kahekwa (stagiaire) et Elvine Ciza


