Le bureau de coordination de la société civile du Sud-kivu plaide auprès du gouvernement de la République démocratique du Congo, pour une assistance humanitaire urgente en faveur des déplacés de guerre estimés à 200.000 personnes, repartis à Gatumba, Rumonge, Rugombo et Ruyigi au Burundi. Ces deplacés en majorité d’Uvira ont fui les combats qui se sont intensifiés depuis début décembre dans la plaine de la Ruzizi entre les Forces armées congolaises (FARDC) et les rebelles de l’AFC/M23.
Dans un document signé le 16 décembre, la présidente du bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu, Maître Néné Bintu, exprime le cri de détresse de ces congolais vivant dans les camps de réfugiés au Burundi et qui sont sans assistance humanitaire depuis leur arrivée, dont la première vague est arrivée depuis février et plus la récente ce 9 décembre.
Ces déplacés venus récemment d’Uvira après la chute de la ville dans les mains de l’AFC-M23, sont estimés à 200.000 personnes. Elles passent la nuit à la belle étoile « les hommes, femmes et enfants ne sont pas séparés » et jusque-là, « aucune assistance humanitaire de quelque nature ne leur est accordée à ce jour, » a-t-elle déploré.
Cette nouvelle vague des réfugiés s’ajoute à plus de 125.000 de la première vague lors de la chute de la ville de Bukavu, installés dans le camp de Rutana, passant également des moments difficiles, explique Maître Néné Bintu.
Le Bureau de coordination de la société civile du Sud-kivu dit avoir accueilli le compte rendu du Conseil des ministres du vendredi 12 décembre, annonçant l’envoi d’une mission gouvernementale pour une assistance humanitaire au Burundi. La société civile estime qu’il est plus qu’urgent pour sauver des vies humaines en péril au Burundi.
Gabriel ACIRUSHOKOLIRE


