Les usagers de la route nationale numéro 5 (RN5) et des axes desservant les hauts et moyens plateaux d’Uvira (Sud-Kivu), expriment leur mécontentement face à la prolifération de barrières installées sur leur trajet. Jugés illégaux et coûteux, ces obstacles sont devenus une source de grande souffrance pour les habitants.
Selon Joséphine Mungumbi, journaliste basée à Uvira, qui cite une enquête de la Nouvelle société Congolaise, plus de trente-huit barrières ont été recensées sur un tronçon de moins de 58 kilomètres dans le territoire d’Uvira.
« Cette situation est inacceptable, freine la mobilité et paralysie les activités économiques, » a déclaré Byamungu Shamamba Paul, coordinateur de la Nouvelle société civile Congolaise d’Uvira, soulignant que «les autorités doivent agir rapidement pour mettre fin à ces pratiques,».
Cette pratique est également dénoncée par les Forces vives de la société civile d’Uvira, poursuit notre consoeur indiquant que « c’est une pression insoutenable pour une population déjà fragilisée par la crise économique» a également dénoncé Godelive Lungambo, présidente de la société civile dans la ville d’Uvira.
« Il est inconcevable que les passagers soient contraints de payer à chaque barrière alors que le coût de la vie ne cesse d’augmenter. Les plus vulnérables notamment les femmes petites commerçantes, voient leur maigre revenu absorbé par ces frais illégaux,» a ajouté Godelive Lungambo.
Ces barrières érigées illégalement à différents endroits contrôlés par les Wazalendo au Sud-Kivu sont perçues comme une conséquence du manque de soutien de l’État. Certains responsables des Wazalendo l’ont même reconnu, affirme notre source.
« Nos combattants ne reçoivent aucune assistance. Faute de prise en charge, ils se voient obligés d’installer ces barrières pour survivre,» a expliqué Waombela Mwila Dalton, porte-parole de la coalition Nationale pour la souveraineté du Congo, dirigé par le général autoproclamé William Amuri Yakutumba, cité par notre consoeur.
La même situation s’observe sur d’autres axes contrôlés par les Wazalendo. C’est le cas sur la route nationale numéro 2 (RN2) en territoire de Mwenga-Shabunda ainsi que sur la route nationale numéro 3 (RN3) tronçon compris entre le Parc national de Kahuzi-biega-Kalonge-Bitale-Bulambika jusqu’à Hombo dans le territoire de Kalehe.
En attendant des mesures concrètes, les habitants des entités concernées continuent de subir les conséquences de ces multiples points de contrôle, souvent illégaux.
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