La République démocratique du Congo a officiellement convoqué, jeudi 17 juillet 2025, l’ambassadeur de l’Ouganda à Kinshasa. Cette initiative diplomatique a été prise par la Ministre d’État congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, pour dénoncer l’ouverture par Kampala de certaines frontières avec des zones de l’Est congolais sous contrôle de l’AFC/M23.
Kinshasa considère cette décision comme une atteinte grave à sa souveraineté, dans un contexte régional déjà tendu. La RDC redoute que ce geste ougandais ne favorise indirectement les groupes armés qui déstabilisent l’Est du pays depuis plusieurs années.
La porosité des frontières, combinée aux intérêts géopolitiques divergents dans la région des Grands Lacs, complique davantage la coopération sécuritaire.
Lors de cet échange diplomatique, la cheffe de la diplomatie congolaise a fermement réaffirmé la position de son gouvernement, insistant sur le respect de l’intégrité territoriale de la RDC. Kinshasa appelle à une coordination régionale responsable et au respect du droit international dans la gestion des frontières et des crises sécuritaires.
Pour rappelle, le poste frontalier terrestre de Bunagana situé entre le district de Kisoro (Ouganda) et le territoire de Rutshuru (Nord-Kivu, RDC), a été rouvert officiellement ce jeudi 10 juillet 2025 par les autorités ougandaises, en l’absence des officiels congolais. Cette décision intervient alors que la zone congolaise demeure sous le contrôle du mouvement rebelle AFC/M23, depuis son occupation en juin 2022.
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