L’accord de paix conclu le 27 juin entre Kinshasa et Kigali, sous la médiation américaine, a été entériné par les présidents congolais, Félix Tshisekedi, et rwandais, Paul Kagame, ce jeudi 4 décembre à Washington. Pendant sa prise de parole, Félix Tshisekedi s’est engagé solennellement à mettre en œuvre, « en toute sincérité », l’ensemble des obligations qui en découlent.
Le chef de l’État congolais a exprimé l’espoir que, avec le même sérieux, le Rwanda respectera pleinement la lettre et l’esprit des engagements pris à Washington.
Il a rappelé que sa main reste tendue pour notamment une coopération apaisée, fondée sur le respect mutuel, la non-ingérence et la lutte commune contre les groupes armés.
Un message fort lancé à Kigali
Visiblement déterminé à inscrire ce rendez-vous dans une nouvelle page des relations entre Kinshasa et Kigali, le chef de l’État congolais a tenu à remercier les États-Unis, médiateurs clés de ces négociations menées loin des projecteurs.
« Je tiens à remercier les États-Unis pour avoir contribué à nous amener là où nous en sommes aujourd’hui avec le Rwanda. L’accord de Washington est un tournant,» a-t-il affirmé.
Il a également tenu à rassurer : « le texte signé à Washington n’est pas un document de plus ajouté à une longue série d’engagements avortés. Pour lui, il porte une véritable vision».
Félix Tshisekedi a rappelé l’importance de la réciprocité, un pilier sans lequel, a-t-il souligné, la paix ne pourrait être que fragile : « La paix ne peut être durable que si chaque partie honore pleinement ses engagements. »
Un accord qui met fin à un conflit de plus de trois ans
Pendant ce temps, son homologue rwandais, Paul Kagame, a estimé que les dispositions de cet accord de paix, contiennent tout ce qu’il faut pour mettre fin à ce conflit qui dure depuis près de trois décennies dans l’Est de la RDC.
Selon Paul Kagame, il revient désormais aux signataires de ces accords et aux dirigeants africains de les mettre en œuvre.
« Ces accords prévoient tout ce qui est nécessaire pour mettre fin à ce conflit une fois pour toutes. Si cet accord échoue et que les choses ne se déroulent pas comme prévu, la responsabilité n’incombera pas au président Trump, mais à nous-mêmes. C’est à nous, en Afrique, qu’il appartient de travailler avec nos partenaires pour consolider et étendre cette paix,» a-t-il souligné.
« Il y aura des hauts et des bas sur la route » dans la mise en œuvre de l’accord, a-t-il reconnu, avant, d’affirmer la volonté de son pays à assumer sa part de responsabilité.
« Notre seul objectif est et a toujours été d’assurer la sécurité de notre pays après avoir enduré tant de tragédies. Nous voulons désormais seulement aller de l’avant, confiants dans l’espoir d’un avenir prospère et stable, » a poursuivi Kagame.
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