Le procès impliquant l’ancien président Joseph Kabila a débuté ce vendredi 25 devant la Haut Cour militaire à Kinshasa. Cependant, l’audience a été de courte durée, marquée par des suspensions et finalement un report.
Dès le début d’audience, une courte suspension a été observée. Le lieutenant général Joseph Mutombo Katalayi premier président de la Haute militaire a déclaré, l’audience est momentanément suspendue.
À l’appel de l’affaire, « parquet militaire contre Joseph Kabila» la greffière a lu la décision de renvoi. Ce document détaille les faits reprochés à l’ancien président, établissant neuf chefs d’infractions.
«Avons cité Joseph Kabila Kabange, né à Hewa-Bora le 04 juin 1971, poursuivi pour avoir, dans la province du Sud-Kivu, comme auteur, violé une femme de 22 ans à Bukavu, accordé une interview au journal “Sunday Times” largement diffusée faisant l’apologie du terrorisme et des crimes, ainsi que pour l’homicide intentionnel par balles de 17 civils dans la localité de Munzizi, » a déclaré Jeanne-Françoise Ngalula, greffière en cheffe de la Haute Cour militaire, lors de la lecture de la décision de renvoi du parquet général militaire.
L’ancien Chef de l’État congolais n’étant pas présent à l’ouverture de son procès, la Haute juridiction militaire s’est déclarée valablement saisie, estimant que la citation à comparaître a été régulièrement transmise à ses deux adresses mentionnées dans le procès-verbal, bien que le prévenu n’ait pas été retrouvé à ces lieux.
Pour appuyer la Haute Cour, le parquet général militaire a évoqué l’article 327 du Code judiciaire militaire, qui autorise un jugement par défaut (ou contumace) en cas de non-comparution du prévenu.
«Monsieur le Président, conformément à l’article 327 du Code judiciaire militaire, qu’il plaise à votre tribunal de juger le prévenu Joseph Kabila par défaut,» a déclaré le Lieutenant-général Likulia Bakuli Lucien-René.
Face à la complexité du dossier, la partie civile, représentée par le collectif des avocats de la République, a sollicité un court report.
«Nous sollicitons une courte remise pour nous permettre de mieux défendre les intérêts de la République,» a plaidé Me Richard Bondo.
Ainsi, la Haute cour militaire a fléchi à la demande de la partie civile en renvoyant l’audience au jeudi 31 juillet 2025 à 10h.
Cette audience d’ouverture s’est tenue en présence de plusieurs personnalités, notamment le ministre de la Justice intérimaire, Samuel Mbemba Kabuya,
Ce premier jour de ce procès met en lumière l’ampleur des accusations et importance de la préparation pour toutes les parties impliquées dans cette affaire historique pour la RDC
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