L’Union sacrée de la nation, plateforme politique du président congolais Félix Tshisekedi, ouvre le débat sur la révision de la Constitution. Son secrétaire permanent, André Mbata, a publié, ce lundi 20 avril, un communiqué dans lequel il invite à une réflexion sur le sujet.
Selon l’esprit du document, le secrétaire permanent de la coalition au pouvoir en RDC, est assez large puisqu’il ne se limite pas à solliciter uniquement les membres de sa famille politique.
André Mbata invite « les partis, les regroupements politiques, les ONG, les associations, les confessions religieuses, les syndicats, les ordres professionnels, les juristes ou encore tous les patriotes congolais » à faire part de leur proposition, dans un délai d’un mois.
Après ce 20 mai, toujours selon André Mbata, une commission technique doit être mise en place pour faire le point sur tout ce qui aura été soumis. Puis un rapport sera remis au président de la République. À lui, ensuite, de faire un « arbitrage ».
Cette initiative fait suite à de nombreuses manifestations de soutien enregistrées à Kinshasa, dans les provinces ainsi qu’au sein de la diaspora, notamment en Afrique, en Amérique, en Asie, en Europe et en Océanie, selon le communiqué. Des mémorandums ont également été adressés à la haute autorité politique de la coalition, appelant à une révision de la Constitution du 18 février 2006, actuellement en vigueur.
Il faut souligner que cette question d’une éventuelle réforme constitutionnelle est aujourd’hui très présente dans le débat public, alors que Félix Tshisekedi arrivera à la fin de son deuxième mandat, en janvier 2029, et les élections sont prévues pour le 20 décembre 2028.
Une réforme constitutionnelle pourrait ouvrir la voie à un troisième mandat, ce qui est dénoncé par l’opposition armée et non armée et par plusieurs organisations de la société civile à travers le pays.
Rédaction


