RDC : L’UDPS pose six conditions à la CENI et menace de boycotter les élections

Le président du Rassemblement de l'opposition, Félix Tshisekedi, le 30/03/2017 au quartier général de la MONUSCO à Kinshasa lors d’une rencontre avec Saïd Djinnit. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) menace de boycotter les élections et pose six conditions pour sa participation au processus électoral en cours en République démocratique du Congo. Félix Tshisekedi, président de ce parti ainé de l’opposition l’a dit dans une déclaration, lundi 25 juin à Kinshasa.

Au lendemain de l’ouverture des bureaux de réception et traitement des candidatures sur toute l’étendue de la RDCongo  par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Félix annonce que l’UDPS ne déposera pas ses candidatures à la députation provinciale et nationale dans la mesure où ces conditions ne sont pas prises en compte par les parties prenantes au processus.

De ce fait, l’UDPS exige :

  1. Le remplacement immédiat de son délégué, Jean-Pierre Kalamba, à la CENI ;
  2. La mise à l’écart de la machine à voter ;
  3. Le nettoyage du fichier électoral pour y extirper tous les électeurs fictifs ;
  4. L’institution d’une commission d’enquête indépendante afin d’effectuer un contrôle sur la gestion des fonds mis à la disposition de la CENI ;
  5. Le respect par la CENI des règles et procédures en matière de passation des marchés publics et de gestion des fonds publics ;
  6. L’organisation d’un audit externe par la Cour des comptes sur la gestion des fonds alloués aux opérations électorales.

Pour rappel, la CENI a convoqué l’électorat depuis samedi dernier. 171 bureaux de réception et traitement des candidatures  (BRTC) sont opérationnels en RDC pour une durée de 15 jours sans prolongement.

De part cette positon du parti du sphinx de Limete, il y a lieu de se demander si la crise politique est relancée par l’opposition ou, tout simplement, il s’agit d’une prise de position du Président Félix Tshisekedi qui pourrait déboucher à un dialogue.

L’on se souviendra, par ailleurs, que l’UDPS avait posé 45 questions à la CENI au sujet de la machine à voter et qui restent, jusqu’à ce jour, sans réponses.

Jean-Marie Mulume

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