Le président Félix Tshisekedi a dénoncé lors du conseil des ministres de ce vendredi 27 février, la montée de la désinformation, des discours de haine et des manipulations de l’opinion, qu’il estime menaçante pour la sûreté en République démocratique du Congo.
En effet, les réseaux sociaux sont sous haute surveillance en République démocratique du Congo, depuis que le président de la République a mis en garde contre les dérives.
Lors de cette rencontre hebdomadaire, le président Félix Tshisekedi a dit vouloir « promouvoir un usage responsable, éthique et rationnel des réseaux sociaux ».
Devant toute l’équipe gouvernementale réunie en conseil des ministres, il a affirmé que les réseaux sociaux constituent de plus en plus « des vecteurs de désinformation, d’injures publiques, de discours de haine, de manipulation de l’opinion et d’incitation à la division entre congolais,». Ceux-ci, selon lui, portent ainsi atteinte à la « cohésion nationale, l’ordre public et à la stabilité sociale ».
Et ce alors que la RDC s’est dotée depuis trois ans d’un code numérique, rappelle le président. Le texte, qui prévoit des mécanismes de prévention, de régulation et de répression, est « insuffisamment vulgarisé et appliqué » selon le chef de l’État congolais.
Mais la position de Tshisekedi étonne une source judiciaire hautement placée. Cette dernière rappelle que plusieurs opposants, activistes et autres catégories ont été interpellés et jugés ces deux dernières années sur base des infractions prévues dans ce code.
Ces propos présidentiels sont vivement critiqués par le mouvement citoyen Filimbi, qui dénonce « une menace contre la démocratie » et une tentative de restreindre davantage les libertés dans un environnement qu’il juge déjà « restreint et répressif ».
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