RDC : les faits du 4 janvier 1959 constituent un déclencheur irréversible de l’histoire moderne du pays

La République démocratique du Congo célèbre le 4 janvier de chaque année, la Journée des Martyrs de l’indépendance, en mémoire des émeutes du 4 janvier 1959, un soulèvement majeur contre le pouvoir colonial belge.

En effet, 67 ans après, cette date reste gravée dans la mémoire collective congolaise comme l’un des tournants décisifs de la lutte pour l’indépendance.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

Le bilan officiel de ces événements a fait 49 morts, mais le parti nationaliste Alliance des Bakongo(ABAKO), de Joseph Kasa-vubu, évoque plusieurs centaines de victimes, abattues lors de la répression coloniale.

Ce jour-là, les troubles avaient éclaté à Léopoldville (actuelle Kinshasa) après l’interdiction par les autorités belges d’un meeting de l’ABAKO, prévu à la place YMCA. Ce rassemblement devait permettre aux dirigeants congolais de restituer les travaux du congrès d’Accra, consacré à la libération des peuples africains, auquel avaient participé plusieurs leaders du continent.

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Les émeutes, qui ont duré trois jours, ont été marquées par des incendies de commerces, de stations-service et des destructions de véhicules, dans un contexte jugé jusque-là très encadré par l’administration coloniale.

La tension avait été aggravée le même jour par la défaite du club congolais AS Vita Club face à Mikado, une équipe liée à la compagnie aérienne belge Sabena, au stade Père Raphaël, des supporters rejoignant ensuite les militants de l’ABAKO.

La situation a dégénéré. Des émeutes éclatent dans plusieurs quartiers de la capitale, où des magasins, des maisons, des missions religieuses et des symboles de l’autorité coloniale sont saccagés. Les forces de l’ordre interviennent brutalement.

Bref, ces émeutes marquent un déclencheur irréversible de l’histoire moderne du Congo, permettant le pays à accéder à son indépendance dans moins de dix-huit mois plus tard, soit le 30 juin 1960.

Rédaction 

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