La communauté Banyamulenge a lancé un appel aux autorités congolaises pour garantir la sécurité de ses membres. C’était lors d’un point de presse tenu à Kinshasa ce mardi 26 août, à la suite d’un incident survenu le lundi 25 août à Uvira,(Sud-Kivu).
Son président, Enock Ruberangabo, a dénoncé l’attaque d’une église par des miliciens présumés Wazalendo, alors que s’y déroulaient les funérailles d’un colonel des Forces armées congolaises (FARDC), originaire de la communauté, décédé dans un crash d’avion près de Kisangani.
Des sources concordantes à Uvira ont laissé entendre que les assaillants ont assiégé l’église de la 37ᵉ Communauté des Assemblées de Dieu du Congo (CADC), où étaient rassemblés des membres de la communauté Banyamulenge. Des actes de pillage, des tirs à balles réelles et des arrestations arbitraires ont été rapportés.
« Notre communauté est fatiguée d’être au centre d’une guerre régionale. Nous refusons d’être des boucs émissaires. Nous sommes chez nous et nous y restons, » s’insurge Enock Ruberangabo.
Il a exigé que les auteurs de ces violences soient traduits en justice et que les institutions locales et provinciales assument pleinement leur responsabilité de protection de tous les citoyens, sans discrimination.
« Les Banyamulenge d’Uvira doivent être protégés au même titre que tous les compatriotes qui y vivent. Les criminels doivent être poursuivis, » a-t-il insisté.
Notons que lors de cette altercation, un militaire des FARDC a été tué et un élément Wazalendo blessé, ont affirmé des sources militaires à Uvira le même jour.
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