RDC: la colère de Denis Mukwege après l’horreur à Beni

 Le docteur Denis Mukwege, Prix Nobel de la paix 2018, a vivement condamné, lundi 1er juin, les attaques attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) qui ont fait au moins 16 morts dans les localités de Ngadi et Vemba, dans le territoire de Beni (Nord-Kivu), dans la nuit du samedi 31 mai.

Le gynécologue congolais a dans une déclaration publiée lundi exprimé son indignation face à ce nouveau massacre et présenté ses condoléances aux familles des victimes ainsi que son soutien aux populations de la région.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

« Je condamne avec la plus vive indignation les attaques simultanées perpétrées par les terroristes des ADF dans la nuit du samedi 31 mai 2026 à Ngadi et Vemba, » a-t-il déclaré, dénonçant une situation dramatique dans une zone déjà confrontée à l’insécurité, à la famine et à la résurgence de la maladie à virus Ebola.

Le docteur Mukwege s’est particulièrement alarmé des violences visant les membres de la communauté autochtone pygmée. Selon lui, ces attaques constituent une atteinte grave à la diversité culturelle et au patrimoine humain de la RDC. Il estime que les massacres perpétrés depuis plusieurs années dans la région s’inscrivent dans une logique de terreur et de déplacement forcé des populations.

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Le médecin directeur de l’hôpital de Panzi  dénonce ce qu’il qualifie de « projet méthodique d’épuration identitaire et d’intolérance religieuse » mené par les ADF contre certaines communautés de Beni, de l’Ituri et contre les populations chrétiennes.

Face à cette situation, le Prix Nobel de la paix appelle également la communauté internationale à accorder une attention plus soutenue aux crimes commis dans l’Est de la RDC.

« Il est plus que temps pour la communauté internationale de rompre avec la solidarité à géométrie variable et le deux poids deux mesures lorsqu’il s’agit des crimes imprescriptibles commis en République démocratique du Congo, » a-t-il affirmé.

Selon lui, les violences récurrentes dans l’Est du pays ne peuvent continuer à être ignorées alors qu’elles causent depuis plusieurs décennies d’importantes pertes humaines et des déplacements massifs de populations.

Il exhorte aussi les autorités congolaises à renforcer leur engagement dans la protection des populations civiles. Le docteur appelle à prendre des mesures concrètes face à l’insécurité persistante qui frappe les provinces orientales du pays.

Cette réaction intervient alors que le territoire de Beni demeure l’un des principaux foyers d’insécurité dans l’Est de la RDC, où les attaques des groupes armés continuent de faire de nombreuses victimes malgré les opérations militaires menées sur le terrain.

Rédaction

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