La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) dénonce dans un communiqué publié jeudi 2 octobre, «l’enlèvement» de plus de 300 jeunes dans la nuit du lundi 29 au mardi 30 septembre, au quartier Ndendere dans la commune d’Ibanda, ville de Bukavu (Sud-Kivu).
Le président de cette institution d’appui à la démocratie en République démocratique du Congo, Paul Nsapu affirme que ces personnes ont été kidnappées par des hommes armés identifiés comme des éléments de l’AFC/M23.
Il exige la libération immédiate et sans condition de ces jeunes, ainsi que la cessation des pratiques contraires au droit humanitaire dans cette province sous occupation de l’AFC/M23.
Paul Nsapu a fermement condamné ces actes, qu’il qualifie de violation flagrante des droits fondamentaux garantis par la Constitution de la RDC, notamment, le droit à la liberté, à la sécurité et à la dignité.
Il sied de rappeler que lors d’un couvre-feu mené sur avenues Saïo, Irambo et quartier latin le matin du mardi 30 septembre, les services de sécurité de l’AFC/M23 ont arrêté une cinquantaine de personnes, parmi lesquelles, des jeunes dénoncés par les habitants et d’autres arrêtés par suspicion, avait indiqué le bourgmestre adjoint de la commune d’Ibanda, Jonathan Hakuzimana, à l’issue de cette opération.
À l’en croire, cette démarche visait à démanteler le réseau des bandits armés qui opèrent dans la ville de Bukavu, dont un dernier cas avait été signalé à Nguba, vers feu-vert, la semaine dernière.
Plusieurs sources ont affirmé que certains de ces jeunes ont été relaxés après enquête. Cependant, des effets militaires dont 5 armes AK47, des chargeurs garnies, de faux billets de dollars américains et une quantité de chanvre ont été saisis dans une maison d’habitation à Irambo.
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