Les participants au neuvième Sommet de la Conférence internationale sur la région des Grands lacs (CIRGL) ont appelé ce samedi 15 novembre les États membres à soutenir le processus de paix en République démocratique du Congo et à exiger le retrait sans délai des troupes du pays agresseur, conformément à la résolution 2373 du Conseil de sécurité des Nations-Unies.
Au cours de la clôture de ses assises, les participants ont également condamné la poursuite des hostilités par le Mouvement du 23 mars (M23) et les alliés des ADF.
La déclaration finale, lue par le ministre congolais de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, ils exhortent : «au désarmement des groupes armés d’origine burundaise, notamment les Red Tabara opérant en RDC ; au soutien du gouvernement centrafricain dans la mise en œuvre de l’accord de paix du 19 avril 2025 ; à la facilitation de la circulation des fournitures humanitaires vers les zones touchées en RDC ; à l’appui des efforts visant à neutraliser les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), y compris à travers le concept d’opération de Luanda (CONOPS) approuvé dans l’accord de Washington entre la RDC et le Rwanda,».
Travaux préparatoires et décisions institutionnelles
Sous le thème « Consolider la paix et la sécurité pour le développement dans la région des Grands lacs », les experts des États membres avaient déjà préparé le terrain en condamnant les violences des groupes armés et en appelant au respect de la souveraineté, à la non-agression et à l’intégration régionale.
Le Sommet a également marqué : la passation de pouvoirs entre le président sortant, João Lourenço (Angola), et le président entrant, Félix Tshisekedi (RDC) ; la nomination d’un nouveau secrétaire exécutif : le Zambien Mubita Luwabelwa, qui succède à l’Angolais João Samuel Caholo ; la décision que le lieu et la date du prochain sommet seront communiqués par voie diplomatique.
Cinq chefs d’État étaient présents, il s’agit de João Lourenço (Angola), Évariste Ndayishimiye (Burundi), Denis Sassou Nguesso (Congo), Faustin-Archange Touadéra (Centrafrique) et Félix Tshisekedi (RDC).
Les autres pays membres étaient représentés par des hautes personnalités. L’Union africaine et les Nations unies ont également pris part aux travaux, respectivement par leur haut représentant pour la région des Grands lacs et par l’envoyé spécial du Secrétaire général.
Parmi les principales résolutions, le Sommet a réaffirmé : « la résolution des différends bilatéraux par le dialogue et les mécanismes régionaux existants ; le respect des principes de souveraineté, d’intégrité territoriale et de non-ingérence».
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