La première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa a reçu ce lundi 9 février à Kinshasa, le secrétaire général adjoint des Nations-Unies chargé des opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix. Au centre de leurs échanges : la mise en œuvre concrète des engagements pris à Washington et à Doha, considérés comme des leviers diplomatiques majeurs pour faire taire les armes, ramener la sécurité et restaurer l’autorité de l’État dans les zones en crise.
Le secrétaire général adjoint des Nations-unies en charge des opérations de paix était à la tête d’une délégation de la Mission d’organisation des Nations-Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), en mission de 72 heures à Kinshasa. Le haut responsable onusien est venu réaffirmer l’appui de l’ONU aux efforts congolais pour stabiliser l’Est du pays secoué par une crise sécuritaire accrue.
Lors des échanges, les deux parties ont passé en revue les priorités immédiates sur terrain. L’appui au cessez-le-feu, particulièrement dans la région d’Uvira, a été évoqué comme une urgence absolue pour soulager les populations civiles.
La question du retrait effectif des groupes armés et la protection des civils ont également occupé une place de choix dans les discussions. Autre point clé traité : le rétablissement progressif de l’autorité de l’État dans les zones affectées par l’insécurité. Un processus qui selon, les échanges, nécessite une coordination étroite entre les autorités congolaises et la MONUSCO, dont l’engagement aux côtés du gouvernement a été réaffirmé.
Il faut dire que cette rencontre traduit la volonté commune de transformer les engagements diplomatiques en actions visibles sur le terrain, au bénéfice direct des populations meurtries par des années de violence à l’Est du pays.
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