La réforme de la nouvelle plaque d’immatriculation sécurisée, officiellement entrée en vigueur le 6 janvier 2026, a suscité incompréhension et colère parmi les automobilistes et la société civile en République démocratique du Congo. Face à la polémique, le ministère des Finances a clarifié les contours de cette opération, présentée comme progressive et conforme aux normes internationales.
En effet, beaucoup redoutent une nouvelle charge financière, après l’introduction récente du permis biométrique et du contrôle technique. C’est sans compter la réaction de la société civile qui dénonce un processus opaque et moins important pour l’État.
Selon les informations du ministère des Finances, le gouvernement affirme vouloir «rétablir les faits » et dissiper ce qu’il qualifie de «confusion et d’allégations infondées », tout en réaffirmant son attachement aux principes de transparence et de bonne gouvernance.
La réforme du système d’immatriculation vise avant tout à combler l’absence d’un cadre contractuel clair et par de graves failles sécuritaires. Ces dysfonctionnements auraient favorisé l’émergence d’un marché parallèle, avec la circulation de plaques portant des numéros identiques et la vente de plaques congolaises sur des plateformes de commerce en ligne à l’étranger.
« Laisser perdurer une telle situation aurait constitué une faute grave,» soutient le ministère, affirmant avoir agi pour restaurer l’autorité de l’État, sécuriser l’identification des véhicules et protéger les finances publiques.
Un processus relancé après l’échec du projet de 2022
La réforme, initiée dès 2022, n’avait pas abouti à l’époque en raison de contraintes techniques et juridiques, fait remarquer actualité.CD. Le ministère évoque notamment l’absence d’une étude de faisabilité préalable exigée par la réglementation sur les partenariats public-privé, ainsi que des divergences persistantes entre les entreprises initialement pressenties.
Selon notre source, face à cette impasse, le processus a été interrompu puis relancé dans un nouveau cadre légal, avec l’aval de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP). Le gouvernement insiste sur le fait que cette décision visait exclusivement à préserver l’intérêt général.
Réagissant aux accusations de changement technique de dernière minute, le ministère des Finances précise que le dossier d’appel d’offres international a obtenu l’avis de non-objetion de la direction générale du contrôle des marchés publics (DGCMP).
Le ministère rejette toute accusation d’opacité ou de conflit d’intérêts. Il souligne que le projet figurait dans un plan de passation des marchés régulièrement approuvé et que le contrat a été validé par la première ministre.
Controverse sur le coût réel des plaques
Sur le plan financier, le ministère dénonce une confusion entre le coût industriel de fabrication et la structure globale des prix. Contrairement au chiffre de 30 dollars avancé, la quotité de 65 dollars comprend, selon le gouvernement, la marge du fournisseur, les coûts logistiques, le transport ainsi que des services connexes liés à la sécurisation du système.
De ce fait, le gouvernement appelle la population à la sérénité et à s’informer par les canaux officiels, estimant que « l’accès aux faits et aux documents constitue la meilleure base pour un débat public responsable ».
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