RDC: Bahati Lukwebo s’oppose à la démarche visant la révision de la Constitution

Modeste Bahati Lukwebo s’est exprimé ce mercredi 4 mars lors d’une conférence de presse à Kinshasa. Devant la presse, il a réaffirmé son soutien à l’accord de Washington ainsi qu’aux autres initiatives de paix en faveur de la République démocratique du Congo.

L’autorité morale de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC‑A) et deuxième vice‑président du Sénat de la RDC, a salué selon lui : la « diplomatie agissante » du président Félix Tshisekedi et appelé la population congolaise à accompagner ses efforts pour le retour de la paix.

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S’agissant du cessez‑le‑feu dans l’Est de la RDC, l’élu de Bukavu au Sud-Kivu s’est montré réservé, craignant qu’un statu quo militaire ne favorise une forme de balkanisation.

« Lorsqu’on observe un cessez‑le‑feu, chaque camp conserve ses positions. Or, aujourd’hui, une bonne partie du Nord‑Kivu et du Sud‑Kivu est occupée et administrée par l’AFC/M23 soutenu par le Rwanda. Ceux qui soutiennent le statu quo appuient la partition de notre pays, » a-t-il déclaré

Pour lui, la mise en œuvre de la Résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU doit être prioritaire, car elle exige, soutient-il, « le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais ».

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Opposition à la révision constitutionnelle 

Face à la presse, Lukwebo a exprimé son opposition à tout projet de révision de la Constitution : « Ceux qui ont protégé la même Constitution hier sont les mêmes qui veulent la changer aujourd’hui. Si ceux qui ont 50 ou 60 ans ne sont pas matures, comment voulez‑vous qu’une Constitution de “20 ans” soit vieille ? », s’est-il interrogé.

La République démocratique du Congo n’a pas un problème de textes, mais un problème d’application des lois, a-t-il soutenu, estimant qu’avant d’envisager un quelconque dialogue politique, « la priorité doit être de faire partir les troupes rwandaises du sol congolais, ».

« Victime d’un complot »

Modeste Bahati Lukwebo affirme être victime d’une « cabale » montée, selon lui, par des officines, en complicité avec une société brassicole et un cabinet d’avocats, dans le cadre de l’acquisition d’une succursale d’une société brassicole à Bukavu appartenant à un groupe néerlandais.

Il dénonce un « rapport erroné », attribué au directeur général d’une société brassicole basée à Kinshasa, adressé au directeur de cabinet du chef de l’État, et le présentant comme actionnaire d’une entreprise qui aurait racheté ladite succursale. Bahati assure que cette information est fausse et infondée.

Il affirme être, au contraire, la première victime de la guerre injuste imposée à la RDC par le Rwanda, à travers ses supplétifs de l’AFC/M23. Son parti politique, AFDC‑A annonce par ailleurs avoir déposé une plainte contre le directeur général de Bralima Kinshasa, afin de rétablir l’honneur et la réputation de son autorité morale.

Rédaction

 

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