Rachel Burume (FEC) : « Nous devons autonomiser la femme afin qu’elle puisse aussi renforcer le commerce »

Rachel Burume (FEC) : « Nous devons autonomiser la femme afin qu’elle puisse aussi renforcer le commerce »

Lors d’une conférence de presse organisée par l’Association des femmes des médias (AFEM) le 08 mars dernier, Rachel Burume, représentante de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) Sud-Kivu, a présenté les actions que mène son institution pour défendre et promouvoir l’entreprenariat féminin.

Dans cette optique, la FEC organise plusieurs actions dont la formation et la recherche des financements en faveur de ses membres.

Inscription ISJC

« Dans le cadre de la formation, à travers sa commission femme entrepreneure, la FEC organise des formations en faveur des cadres féminins d’entreprises, des femmes chefs d’entreprises et de toutes les femmes commerçantes, quel que soit le secteur d’activités. Le montage complet des dossiers de demande des crédits à la banque ou autres institutions de microcrédits, l’assistance à la création jusqu’à l’installation de l’entreprise », a-t-elle rassuré.

Rachel croit que la femme ne sait pas évoluer si elle n’est pas accompagnée. Elle ne sait pas monter un plan d’affaires et elle gère mal la trésorerie alors que c’est elle qui a le fardeau de la famille.

« Généralement, les femmes ne savent pas monter un plan d’affaires, ne savent pas gérer la trésorerie. Et pourtant, c’est sur elles que reposent toutes les charges de leur famille, et lorsqu’elles touchent dans la trésorerie pour répondre aux multiples besoins, elles tombent rapidement en faillite. La femme ne sait pas faire le calcul de coût  et fixation de prix, l’élaboration de contrat d’affaires et en tout cela, la FEC les accompagne pour leur permettre d’accroitre leurs actions » poursuit-elle.

Elle estime que la croissance économique durable résulte de l’investissement dans la femme. Elle invite à l’autonomisation de la femme pour qu’elle renforce le commerce et bannir tout ce qui favorise le commerce basé sur le genre.

« Investir dans les femmes et les filles a un effet multiplicateur sur la productivité et la croissance économique durable. Nous devons évaluer et traiter les contraintes du commerce basé sur le genre. Nous devons autonomiser les femmes afin qu’elles puissent aussi renforcer le commerce », a-t-elle conclu.

Les échanges ont porté sur l’accès de la femme au travail pour un essor économique du Sud-Kivu.

Jean-Marie Mulume

 

 

 

Inscription ISJC

Jambo1

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.