La représentante par intérim du secrétaire général des Nations-unies en République démocratique du Congo, Vivian van de Perre, est arrivée par voie aérienne à l’aéroport international de Goma (Nord-Kivu). Un atterrissage qui dépasse le simple cadre protocolaire : il marque le tout premier atterrissage fonctionnel depuis cette longue période de paralysie.
Cette arrivée intervient après des consultations avec les autorités nationales congolaises et s’inscrit dans les préparatifs visant à appuyer le mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu en cours de mise en place entre le gouvernement congolais et le groupe armé AFC/M23.
Sur le tarmac, à peine descendue de l’appareil, la cheffe de la MONUSCO n’a pas caché la portée de ce moment.
« J’espère que c’est le début de la réouverture progressive de l’aéroport de Goma au bénéfice de la population, » a indiqué Vivian van de Perre.
Au-delà du symbole diplomatique, cet atterrissage représente un espoir très concret pour les habitants de Goma. Depuis plus d’un an, l’isolement aérien de la ville a compliqué les déplacements, freiné l’acheminement de l’aide humanitaire, et renforcé le sentiment d’enclavement dans un contexte sécuritaire déjà fragile.
Pour la MONUSCO, cette reprise partielle de l’activité aérienne est aussi un élément clé dans la mise en œuvre du mécanisme de suivi du cessez-le-feu, qui nécessite des mouvements logistiques, des déploiements rapides et une coordination accrue sur le terrain.
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