Une femme a été tuée dans la nuit du dimanche 9 à ce lundi 10 novembre, lors d’une attaque menée par des bandits armés dans le quartier Kikindi, commune de Mobale, dans la ville de Kamituga, en territoire de Mwenga (Sud-Kivu).
Selon les informations parvenues à notre rédaction, le drame s’est produit à la résidence de M. Songa Lugendo, située entre les avenues Kikindi et l’usine de la REGIDESO, dans le quartier Malupango. Des individus armés ont tenté de s’introduire dans la parcelle avant d’être interceptés par des éléments de la Police nationale congolaise (PNC) affectés à la sécurité du propriétaire.
Un échange de tirs s’en est suivi. C’est au cours de ces affrontements que Jeannette Bashombe, belle-fille de M. Songa Lugendo, a été mortellement atteinte par balle. Des témoins sur place rapportent qu’elle aurait été touchée alors qu’elle tentait d’alerter son beau-père du danger. Transportée d’urgence à l’hôpital général de référence de Kamituga, la victime a succombé quelques heures plus tard à ses blessures. Son corps est actuellement gardé à la morgue en attendant l’organisation des obsèques.
Cet incident tragique intervient dans un climat de recrudescence du banditisme dans la ville minière de Kamituga. Autrefois perçue comme relativement paisible, la cité fait face depuis plusieurs mois à une montée inquiétante des attaques nocturnes, des vols à main armée et des assassinats ciblés.
Le week-end dernier encore, plusieurs cas similaires ont été signalés. Quatre maisons appartenant à des négociants d’or du quartier Kitemba ont été cambriolées. Les malfrats ont emporté de l’or et d’importantes sommes d’argent.
Dans le quartier Essence, un commerçant a également été dépouillé par des hommes armés non identifiés, rapportent des sources concordantes.
Ces attaques répétées sèment la peur et la colère au sein de la population. Dans la matinée de ce lundi, plusieurs habitants sont descendus dans les rues, brûlant des pneus pour dénoncer la montée de l’insécurité et exiger des autorités des mesures concrètes pour restaurer la paix.
Les manifestants appellent le gouvernement congolais, ainsi que les autorités militaires et policières locales, à renforcer la présence sécuritaire dans la ville.
« Nous vivons dans la peur. Chaque nuit, on ne sait plus à quel moment les bandits vont frapper. Nous demandons à l’État d’agir avant qu’il ne soit trop tard,» confie l’un des manifestants.
Face à cette insécurité persistante, la société civile locale plaide également pour une enquête approfondie afin d’identifier les auteurs de ces crimes et démanteler les réseaux criminels opérant dans la région.
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