La situation sécuritaire qui reste préoccupante dans l’Est de la République démocratique du Congo a été au centre d’un échange entre le président congolais Félix Tshisekedi et son homologue angolais et président en exercice de l’Union africaine, João Lourenço ce lundi 5 janvier 2026, au cours d’une courte visite effectuée à Luanda.
Selon la présidence de la RDC, le chef de l’État Félix Tshisekedi a qualifié la situation dans l’Est du pays de « guerre imposée ».
Répondant à la question de la presse angolaise sur l’implication du président João Lourenço dans la résolution de la crise en RDC, le chef de l’État a fait savoir que cette démarche ne se dissocie pas des processus de paix de Doha et de Washington.
Félix Tshisekedi a reconnu ouvertement les efforts inlassables déployés par son homologue angolais, tout en saluant l’engagement et le leadership du président Lourenço, affirmant que ses « propositions très intéressantes » témoignent d’une volonté sincère de favoriser une paix durable.
Cette rencontre intervient au lendemain de l’entérinement des accords de Washington entre Kinshasa et Kigali, en présence du président américain Donald Trump, et alors que les combats se sont intensifiés dans l’Est du pays.
Le 14 décembre dernier, Félix Tshisekedi s’était déjà rendu à Luanda pour une visite de travail.
A travers ce déplacement, le président congolais souhaitait, selon certaines sources, relancer le processus de Luanda, une initiative diplomatique visant à restaurer la paix dans l’Est de la RDC.
D’autres sources indiquent que Félix Tshisekedi cherchait plutôt à renforcer les efforts de médiation régionale face à la persistance des violences dans le Kivu, notamment celles liées aux rebelles de l’AFC/M23.
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