Le pape américain, Léon XIV est arrivé lundi matin en Algérie pour une visite historique, la première d’un pape dans le pays, au début d’une tournée de onze jours en Afrique perturbée avant même son lancement par de vives critiques du président américain.
Selon RFI, s’exprimant à bord de l’avion papal à destination d’Alger, le souverain pontife a dit ne pas vouloir « entrer dans un débat» avec Donald Trump.
« Je continuerai à m’élever haut et fort contre la guerre, à promouvoir la paix, le dialogue et les relations- multilatérales entre les États afin de trouver des solutions justes aux problèmes,» , a-t-il déclaré en anglais.
Léon XIV effectue du 13 au 23 avril une longue tournée à travers quatre pays africains : l’Algérie, le Cameroun, l’Angola et la Guinée équatoriale. Un voyage qu’il avait à cœur sur un continent qui ne lui est pas étranger, et où l’Église catholique est souvent un maillon essentiel de la société, puissance spirituelle et sociale mais aussi médiatrice de paix.
Ce voyage apostolique de dix jours et onze étapes traversant quatre pays est une première pour le pape Léon XIV et rappelle les grandes tournées de son prédécesseur Jean-Paul II.
De l’Algérie à la Guinée équatoriale en passant par le Cameroun et l’Angola, le souverain pontife est très attendu, dans des terres en quête de paix, de stabilité et de réconciliation. Des visites qui, comme le veut la tradition, feront alterner rencontres institutionnelles avec les autorités et moments plus spirituels, avec l’ambition de rencontrer et soutenir les communautés catholiques locales.
Si Léon XIV vient poser pour la première fois le pied en Afrique depuis qu’il est élu pape, le continent ne lui est pourtant pas inconnu, loin de là. Lorsqu’il était supérieur de l’Ordre de Saint-Augustin, Robert Francis Prevost s’est en effet rendu à de multiples reprises dans des pays africains, notamment au Kenya ou au Nigeria.
Une image résume cet attachement : le 26 mai dernier, quelques jours après son élection, Léon XIV s’invite dans la basilique Saint-Pierre pour saluer les participants du pèlerinage jubilaire pour la paix en Afrique, organisé par les ambassadeurs africains accrédités auprès du Saint-Siège. À cette occasion, il salue « le grand témoignage que le continent africain offre au monde entier ».
En choisissant le continent africain comme théâtre de ce voyage, le pape aura aussi une tribune importante pour encourager des chantiers qui lui sont chers, comme la paix, ou une meilleure distribution des richesses.
Ce voyage apostolique a pour ambition d’embrasser large, du Maghreb à l’Afrique centrale : à travers les pays visités, le chef de l’Église catholique va s’adresser au monde francophone, anglophone, lusophone et même hispanophone. Mais les quatre étapes de ce voyage apostolique auront chacune leur identité particulière. L’Algérie, à la croisée des mondes méditerranéen et africain, est une première pour un pape.
Près d’un an après son élection, ce long voyage apostolique pourrait être l’occasion pour le pape de montrer son désir de renforcer le poids de l’Afrique au sein de la Curie.
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