Alors que la situation sécuritaire demeure toujours préoccupante sur les lignes de front à l’Est de la République démocratique du Congo, le gouvernement congolais et l’AFC/M23 ont signé en Suisse ce mercredi 15 avril, un nouveau dispositif de suivi du cessez-le-feu. Ce Mémorandum d’Entente (MoU) crucial, marque une nouvelle étape dans le processus de paix entamé à Doha (Qatar).
Ces pourparlers, qui ont débuté le 13 avril 2026 et devraient se conclure ce jeudi 16 avril, ont abouti à un mécanisme attendu depuis plusieurs semaines, qui intègre désormais les deux parties au conflit pour vérifier les violations sur le terrain. Un outil qui s’inscrit dans la continuité de l’accord signé à Doha le 14 octobre 2025, puis des termes de référence adoptés le 2 février 2026.
Cette inclusion directe des représentants de l’AFC/M23 vise à renforcer la transparence et la crédibilité du processus de vérification sur le terrain, en particulier dans des zones stratégiques comme Uvira, dans la province du Sud-Kivu, qui a été le théâtre d’intenses affrontements par le passé.
Les négociations, délocalisées en Suisse en raison de la situation sécuritaire au Moyen-Orient, ont été facilitées par la médiation du Qatar, représenté par Mohammed Bin Abdel Aziz Al Khulaifi, ministre d’État et ministre des Affaires étrangères.
La délégation de l’AFC/M23 était composée de 12 membres, dont six négociateurs et six experts. René Abandi a dirigé la délégation en tant que négociateur en chef, et parmi les experts figurait Claude Ibalanky Ekolomba, ancien ambassadeur itinérant du président Félix Tshisekedi et coordonnateur du Mécanisme national de suivi de l’accord-cadre d’Addis-Abeba]. Sa présence a suscité un intérêt particulier, compte tenu de son parcours politique récent.
Par ailleurs, au-delà du mécanisme élargi de vérification conjointe, connu sous l’appellation Expanded Joint Verification Mechanism (EJVM), les discussions de ce mercredi se sont concentrées sur les enjeux humanitaires, un aspect essentiel pour les populations affectées par des années de conflit dans l’Est de la RDC.
Selon des sources concordantes, les pourparlers pourraient se prolonger jusqu’à vendredi pour aborder d’autres points importants, notamment l’évaluation des accords précédents et les modalités de retour à la paix. Cet accord intervient dans un contexte où la RDC cherche activement à consolider la paix et la sécurité dans ses provinces orientales.
La participation de l’AFC/M23 au mécanisme de vérification du cessez-le-feu est perçue comme un pas en avant vers un processus de stabilisation plus inclusif et efficace, malgré les affrontements qui se poursuivent notamment dans les hauts plateaux de Kalehe au Sud-Kivu.
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