Des hommes armés non encore identifiés, munis d’armes blanches, sèment la terreur dans plusieurs localités du groupement de Mbinga-Nord, en territoire de Kalehe (Sud-Kivu). Ces individus sont accusés de vols, pillages, tortures et violences sexuelles contre les habitants. Selon la Nouvelle dynamique de la société civile, qui a livré cette information, plus de dix maisons ont été cambriolées dans le village de Bujuki lors d’attaques survenues les 11 et 17 mai derniers, aux environs de minuit.
L’organisation rapporte que les assaillants ont emporté plusieurs biens de valeur, notamment de l’argent, des téléphones portables, des vêtements ainsi que des vivres.
Le 23 mai dernier, plus de cinq ménages de l’avenue Marcel Costien, dans le village de Mukwidja, ont également été victimes d’attaques similaires perpétrées durant la nuit.
D’après la société civile, les assaillants y ont commis les mêmes exactions qu’à Bujuki. Une femme enceinte et mère d’un enfant aurait notamment été violée par ces bandits. La victime a été évacuée d’urgence vers une structure sanitaire pour une prise en charge médicale.
Face à cette situation jugée alarmante, la Nouvelle dynamique de la société civile exprime sa vive indignation et condamne fermement ces actes qu’elle qualifie d’inhumains, estimant qu’ils plongent les habitants de Bujuki et Mukwidja dans une psychose permanente.
Ces attaques interviennent dans un contexte socioéconomique déjà difficile pour les populations locales, dont les conditions de vie demeurent précaires.
La structure citoyenne appelle ainsi les autorités compétentes à renforcer urgemment les dispositifs sécuritaires dans cette partie du territoire de Kalehe, aussi bien pendant la journée que durant la nuit, afin de protéger les populations civiles.
Elle invite également les habitants à collaborer étroitement avec les services de sécurité en dénonçant tout mouvement suspect, dans le but de faciliter des interventions rapides et de contribuer au retour durable de la paix dans le groupement de Mbinga-Nord.
Divin Byaongo, étudiant à l’ETJ


