L’organisation Médecins sans frontières (MSF) déplore la détérioration rapide de la situation sécuritaire dans le territoire de Kalehe (Sud-Kivu). Selon MSF, entre fin mars et mi-avril 2026, des affrontements armés dans la zone de Minova–Numbi, ont touché des zones civiles, entraînant des morts, des blessés et de nouveaux déplacements de population.
Dans ce contexte, les structures de santé ont été fortement sollicitées. Plusieurs dizaines de blessés par balles ont été pris en charge dans les centres de santé et hôpitaux de la zone, dont certains ont dû être référés vers des structures plus adaptées face à l’afflux soudain de patients.
Les capacités médicales ont rapidement été dépassées, indique l’organisation.
En réponse, MSF affirme avoir renforcé son appui médical dans la zone, notamment en soutenant la prise en charge des blessés et en fournissant du matériel médical aux structures de santé affectées.
Malgré une amélioration récente de la situation médicale, le contexte sécuritaire reste fragile et continue d’affecter l’accès aux soins.
D’après des sources concordantes dans la zone, après une accalmie d’au moins une semaine observée sur différentes lignes de front, notamment dans le groupement de Ziralo, de nouveaux combats ont opposé ce mercredi les éléments de l’AFC/M23 aux combattants Wazalendo appuyés par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Ces affrontements ont été signalés respectivement à Chambombo village de Nyalugusha, à Kaharawa village de Kusisa et à Katale à Bushugulu.
Ces affrontements ne se sont pas passés sans conséquences. À Chambombo, le directeur de l’école primaire de la place a été tué pendant les combats. Selon un communiqué parvenu à notre rédaction, la sous-division éducationnelle Kalehe 1 parle d’une balle perdue, qui l’a touché.
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