L’organisation Médecins sans frontières (MSF) dit avoir pris en charge plus de 7.400 survivantes de violences sexuelles entre janvier et avril 2025, dans les structures du ministère de la Santé publique soutenues par l’organisation à Goma. Ces chiffres alarmants sont contenus dans une publication de MSF, partagée ce mardi 29 juillet.
Selon le document parvenu à notre rédaction, l’organisation indique qu’à l’ouest de la ville de Goma, dans la localité de Saké, plus de 2.400 autres survivantes y sont soignées sur la même période.
Outre, le document renseigne que près de 40 000 femmes ont été prises en charge par les équipes de cette organisation internationale humanitaire dans le Nord-Kivu en 2024, un nombre sans précédent, et l’ampleur «des violences sexuelles ne faiblit pas depuis janvier 2025 après la prise de Goma par le groupe armé AFC/M23.
Chaque semaine, dans les centres de santé soutenus par MSF à Goma, des centaines de survivantes de violences sexuelles sont reçues en consultation.
MSF souligne qu’après la première semaine de l’offensive de l’AFC/M23 à Goma, les hôpitaux de la ville reçoivent des blessés, civils comme militaires, en nombre et les morgues sont rapidement saturées.
Actuellement, la ville sous administration de l’AFC/M23, l’insécurité, la criminalité et les violences généralisées subies par les civils s’étendent.
Les équipes MSF continuent d’y enregistrer un nombre alarmant de consultations pour des violences sexuelles, poursuit le document.
La violence généralisée et les agressions sexuelles systémiques ne s’arrêtent pas aux frontières de Goma ni à sa périphérie où les violences rapportées ont été plus de cinq fois supérieures durant les six premiers mois de l’année 2025 par rapport à l’année précédente à Goma, renchérit l’organisation.
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