Dans la ville de Goma (Nord-Kivu), l’organisation Journalistes pour la promotion de la démocratie et des droits humains (JPDDH) a organisé ce vendredi 3 avril, un atelier de formation axé sur le Journalisme éthique et sensible aux conflits ainsi qu’à la sécurité numérique. Au total 20 journalistes issus de différents médias de la ville ont pris part à cette formation.
Cet atelier vise à renforcer les compétences professionnelles des journalistes afin qu’ils puissent produire une information crédible et équilibrée, en respectant les principes déontologiques du métier.
Dans son intervention, Gabriella Munkwa, coordinatrice de JPDDH a parlé du rôle des journalistes, qui selon elle, devient très crucial pour préserver la cohésion et favoriser une culture de paix dans un environnement marqué par des tensions politiques et sociales.
« Nous avons réuni les journalistes de Goma pour les capaciter en journalisme sensible aux réalités du conflit mais aussi les initier à la sécurité numérique en tant que journaliste,» a martelé Gabriella Munkwa tout en revenant sur les points saillants de la formation.
« Les grands points importants: étaient de comment se sécuriser en cette de période, comment couvrir toutes les questions liées aux réalités du conflit et surtout comme se protéger lorsqu’on peut être exposé dans une quelconque situation,» a-t-elle précisé.
Elle a demandé aux participants « d’être capables de se protéger par rapport aux questions liées au contexte actuel » et de transmettre la matière apprise aux autres dans leurs différentes rédactions.

Le facilitateur de cet atelier a insisté sur la responsabilité et le rôle du journaliste pendant le traitement des informations. Il a montré que le rôle du journalisme sensible aux conflits consiste à contribuer à apaiser les tensions et non les alimenter.
« Il était juste question de rappeler des notions notamment du journalisme sensible aux conflits, notamment appelé les journalistes à être des acteurs, pas qui alimentent le conflit mais qui aident à ce que le conflit trouve des solutions. Il était question de rappeler aux journalistes leurs rôles en matière de journalisme sensible aux conflits, qui est une matière qui appelle le journaliste à avoir un regard responsable pendant le traitement des informations afin d’éviter de véhiculer les discours qui divisent,» a-t-il fait savoir.
À l’issue de cette activité, les participants ont pris l’engagement d’observer le code d’éthique et déontologie journalistique pendant le traitement et la diffusion des informations.
« En pratiquant le journalisme sensible aux conflits, je vais non seulement contribuer à la promotion de la cohésion sociale au sein des communautés en tant qu’actrice médiatique, mais aussi je vais contribuer à la lutte contre les discours de haine et à la lutte contre les tensions qui sont actuellement visibles dans nos différentes communautés,» s’est engagée l’une des participants.
Elle recommande par ailleurs à JPDDH de multiplier les formations de capacitation des journalistes, surtout dans le domaine de la sécurité numérique afin de leur permettre de bien se protéger et protéger leurs audiences.
Cette activité a réuni une vingtaine de journalistes et responsables des médias de Goma. Elle s’inscrit dans le cadre du projet : « Appui à la protection des journalistes, lutte contre la désinformation et les discours de haine au Nord et Sud-Kivu». Le projet est exécuté par JPDDH sous l’appui de l’organisation américaine NED.
Juvénal MUTAKATO


