Est de la RDC: supprimer la gratuité de l’enseignement, c’est violer délibérément l’accord de principes de Doha fondé sur le respect de la Constitution

Raïssa Malu, ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de l’initiation à la bouvelle citoyenneté, a rassuré les parents d’élèves, enseignants et tous les congolais, sur la poursuite de la gratuité de l’enseignement. C’était au cours d’un briefing de presse co-animé avec son collègue en charge de la communication et médias Patrick Muyaya.

Au cours de cet exercice, il était aussi question d’expliquer les nouvelles réformes destinées à bâtir une école plus inclusive et de qualité.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

Face aux inquiétudes persistantes de certaines familles, Raïssa Malu a tenu à être sans équivoque :

« On ne peut pas revenir en arrière, nous réaffirmons la gratuité sur toute l’étendue du territoire. Tous les frais supplémentaires demandés sont illégaux et doivent être retirés, » a-t-elle insisté.

Elle a également mis en garde contre toute tentative de remise en cause de cette mesure.

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« Vouloir supprimer la gratuité de l’enseignement consacrée par la Constitution, c’est violer délibérément l’accord de principes de Doha qui se fonde sur le respect de la Constitution, » a souligné la ministre.

Au-delà de la gratuité, le gouvernement veut inscrire son action dans la durée. Raïssa Malu a présenté une vision ambitieuse.

« Notre objectif est que d’ici 2029, nous ayons un système éducatif reconnu comme un modèle d’excellence en Afrique, » a-t-elle indiqué.

Des innovations pédagogiques, une meilleure formation des enseignants, et l’intégration de la citoyenneté dans le cursus scolaire font partie des axes forts évoqués lors du briefing

Patrick Muyaya a, pour sa part, souligné la détermination du gouvernement à appliquer strictement la gratuité et à sanctionner les abus.

« Avec la ministre d’État Raïssa Malu, nous avons fixé l’opinion sur l’application stricte de cette mesure dans tout le pays, » a-t-il assuré.

Les réformes en cours visent aussi à garantir que chaque enfant, y compris ceux vivant dans des zones reculées ou affectées par l’insécurité, puisse accéder à une éducation de qualité.

« Les forces d’occupation n’ont aucun droit ni aucune légitimité pour prendre une telle mesure, »a rappelé la ministre Malu, en référence aux pressions observées dans certaines régions sous tension.

Ces précisions mettent en lumière la détermination du gouvernement congolais à accorder la chance et à considérer tous les enfants congolais au pied d’égalité quelque soit la situation sécuritaire préoccupante dans la partie orientale du pays.

Rédaction

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