Edmond Ngalonda/MSR : « L’ abandon de la machine à voter, remettra en cause le calendrier électoral”

La position prise par les opposants congolais à Bruxelles continue à alimenter les salons politiques en République démocratique du Congo.

Selon le mouvement social pour le renouveau (MSR), un parti politique de la majorité présidentielle du Sud-Kivu, les réclamations de l’opposition sont utopiques.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

Elle réclame à la fois l’annulation de la machine à voter du processus, l’accès aux médias publics, la décrispation politique, la suppression de près de 10 millions d’électeurs fictifs dans le fichier électoral, la participation de tous les candidats rejetés ou exilés aux élections…

Pour le MSR, l’opposition n’est pas prête à affronter les urnes en décembre.

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« Je constate simplement que les amis de l’opposition ne veulent pas aller aux élections, par ce qu’ils ont donné des conditions, servant des faux fuyants. Ils ne sont pas prêts pour les élections par ce qu’on ne peut pas comprendre qu’ils aient déposé leurs candidatures, payé les cautions et disent qu’ils ne vont pas participer aux élections.
Cest déjà contradictoire », estime Edmon Ngalonda, porte-parole du MSR en province du Sud-Kivu.
Pour lui, c’est un jeu.

La majorité présidentielle ne jure que par les élections, s’il faut en croire le speaker du MSR.

« Rien ne bloque parce qu’avec ou sans machine, nous, au niveau du FCC, Front commun pour le Congo, sommes prêts à aller aux élections. Mais, nous disons, il n’est pas question d’abandonner la machine maintenant parce qu’on est déjà en plein processus. Si on doit l’abandonner alors que tout ce que la CENI a programmé, c’est en rapport avec la machine ça veut dire, on remet en cause le calendrier électoral, on recommence à zéro. Et dans ce cas-là, on doit revoir le budget et le temps. Dans une hypothèse pareille, tout peut arriver jusquà une transition indéterminée comme ça été le cas avec l’avènement de lAFDL », a-t-il prévenu.

Pour rappel, les candidatures de Jean-Pierre Bemba et Adolphe Muzito ont été invalidées par la Cour constitutionnelle. Ces opposants réunis autour de Moïse Katumbi qui, lui, avait été empêché de déposer son dossier à la CENI, ont appelé toute l’opposition à Bruxelles en début de cette semaine. Avec Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe, Martin Fayulu et Freddy Matungulu, l’opposition a réfléchi sur les posibilités pouvant lui permettre de gagner les scrutins du 23 décembre.

ISHARA MASIRIKA.

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