Le président du parti politique « Ensemble pour la République », Moïse Katumbi a dénoncé dimanche 21 décembre dans un communiqué, l’intolérance politique et la détérioration de la situation sécuritaire en République démocratique du Congo. Cet opposant congolais évoque la poursuite de la guerre dans l’Est du pays, déplorant une gouvernance marquée par la corruption et une dérive autoritaire avec de graves violations des droits humains.
Ce document publié à l’occasion du sixième anniversaire de son parti politique, affirme que l’Est de la RDC s’enfonce dans l’insécurité, notamment au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et en Ituri, où les populations vivent sous la menace permanente des groupes armés. Moïse Katumbi impute cette situation à des choix politiques désastreux, à l’échec de l’État à protéger les citoyens et au refus de traiter les causes profondes des conflits.
Une gouvernance chaotique
Le président du parti Ensemble pour la République dénonce une corruption généralisée, un fossé croissant entre l’État et la population, ainsi que la pauvreté extrême de la majorité des Congolais sans accès aux services sociaux de base. Moïse Katumbi accuse le régime actuel d’une dérive autoritaire caractérisée par des arrestations arbitraires, des détentions illégales, des enlèvements, des tortures et l’instrumentalisation de la justice contre les opposants, journalistes et société civile.
Dialogue et mobilisation
Face à cette crise multidimensionnelle, il estime que « seule une voie est crédible» : un dialogue inclusif associant gouvernement, opposition politique non armée, AFC/M23 et société civile, sous l’égide de la CENCO-ECC.
Le leader d’Ensemble pour la République appelle par ailleurs à une mobilisation nationale pacifique pour la liberté, la démocratie et la dignité humaine. Il se dit convaincu que le changement reste possible.
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