Les plates-formes des organisations de défense des droits humains de la société civile congolaises saluent et encouragent tous les efforts visant à ramener une paix durable en République démocratique du Congo, à travers notamment les différents processus en cours, dont celui de Doha. Ils s’expriment ainsi dans un communiqué signé ce samedi 12 juillet à Kinshasa par une vingtaine d’acteurs.
Dans ce document parvenu à notre rédaction ce lundi, ces plates-formes des organisations de défense des droits humains de la société civile congolaise, regroupant plus de 2.500 ONG membres, considèrent que tout dialogue sincère, inclusif et orienté vers la réconciliation peut constituer une avancée significative pour sortir le pays des cycles récurrents de violence.
Cependant, ces acteurs disent avoir été informé de la soumission d’une demande qui viserait à confier la gestion d’une partie du territoire national à une administration spéciale ou exceptionnelle ou exceptionnelle par les rebelles pendant un temps.
« Nous nous insurgeons catégoriquement contre cette éventualité que nous considérons comme une menace directe à la souveraineté nationale. Nous dénonçons sans réserve cette posture et nous nous opposerons farouchement à toute compromission tendant à nous imposer pareille incongruité, » ont-ils fortement dénoncé.
Ils rappellent que la RDC est « une, indivisible et souveraine » , ceci, conformément aux frontières établies lors de la Conférence de Berlin en 1885.
« Aucune résolution, proposition ou compromis ne saurait justifier la mise en place d’un régime d’exception ou une quelconque forme de partition du pays, », soutiennent-ils.
Ces acteurs de la société civile congolaise rappelle avec insistance que la paix véritable et durable ne peut être construite sans une « inclusivité réelle » précisément la participation de la « société civile, ni sans une prise en compte « des attentes légitimes des victimes des conflits.
Tout en restant engagés à soutenir la paix, ils appellent à la conscience collective et à la vigilance de tous les acteurs nationaux et internationaux engagés dans la recherche de solutions pour la paix, afin « d’éviter toute orientation ou entente qui puisse conduire à la balkanisation du pays ».
Pour rappelle, c’est depuis la soirée du jeudi que des sources relayées par l’Agence congolaise de presse (ACP), présentes à Doha, ont annoncé la principale revendication de la rébellion AFC/M23, d’obtenir la gestion exclusive sur tous les plans, des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Une allégation rejetée par l’AFC/M23 dans une mise au point publiée le lendemain. Cette coalition rebelle indique que cette manœuvre orchestrée par Kinshasa, consiste à désinformer et à manipuler l’opinion.
Gabriel ACIRUSHOKOLIRE


