Le Ministère de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU) a officiellement autorisé l’ouverture de l’École Nationale de la Santé à Bunyakiri, dans le territoire de Kalehe (Sud-Kivu). Cette décision, saluée par la population locale, marque une avancée significative dans l’accès à l’enseignement supérieur en zone rurale.
Dans une correspondance datée du 16 juillet 2025 et référencée 642/MINESU/CAB.MIN/SASM/NMN/MBG/205, le Ministère de l’ESU a validé l’initiative portée par le Professeur et Général Alain Job Sambokera. Ce dernier a mené un plaidoyer actif en faveur de la création de cette institution publique dédiée aux formations dans le domaine de la santé.
L’établissement, qui portera le nom d’École Nationale de la Santé de Bunyakiri (ENSB), prévoit d’ouvrir ses portes dès l’année académique 2025–2026 sur deux sites :
Le site de Bitale, situé dans l’enceinte du Centre Hospitalier de Bitale ;
Le site central, basé à l’Hôpital Général de Bunyakiri.
L’objectif principal de cette école est de rapprocher l’enseignement supérieur des jeunes du territoire de Kalehe et d’autres régions environnantes, en leur offrant des formations qualifiantes dans des domaines stratégiques tels que la santé publique, les soins infirmiers, la nutrition, la sage-femme, entre autres.
Une réponse aux besoins locaux
La région de Bunyakiri, longtemps confrontée à un déficit d’infrastructures éducatives de niveau supérieur, voit dans ce projet une opportunité d’autonomisation pour sa jeunesse et un levier de développement local.
« C’est une victoire pour nos jeunes et pour toute la communauté. L’éducation dans le domaine de la santé est un moteur de transformation sociale », a commenté un notable local.
Cette école publique vise également à renforcer les capacités locales en matière de soins de santé, dans une région où les défis sanitaires restent nombreux, notamment en zones rurales enclavées.
Une initiative saluée
La communauté locale, les autorités sanitaires et les organisations communautaires ont unanimement salué cette initiative, considérée comme une réponse concrète à la fois aux besoins en éducation supérieure et à la pénurie de personnel médical qualifié dans la région.
L’annonce intervient dans un contexte national où la décentralisation de l’enseignement supérieur reste un enjeu majeur, avec pour ambition de rapprocher les institutions de formation des populations éloignées des centres urbains.
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