Bukavu : L’insécurité au tour de l’hôpital de Panzi, base de plusieurs questions au sein de l’opinion

Depuis plusieurs des mois, la population de Panzi ne ferme plus l’œil à suite à des crépitements des balles chaque nuit aux alentours de l’Hôpital général de Panzi, en commune d’Ibanda dans la ville de Bukavu. Indignés, les jeunes du Quartier Panzi s’interrogent sur le silence des autorités provinciales au tour de cette situation dans leur quartier et croient qu’il s’agit de mettre en mal le fornctionnement normal de l’hôpital de Panzi.

« Il ne se passe plus une nuit sans que l’on ne signale des cas d’intrusion, de vol à mains armées, d’assassinat ou de violences commises aux alentours de l’Hôpital de Panzi. Des coups de feu, parfois à l’arme automatique sont tirés tôt dans la soirée. Cette situation  oblige les habitants à se terrer chez eux, la peur au ventre. La psychose se repend comme une trainée de poudre. Tôt en début de la  soirée, l’on se précipite pour regagner la maison de peur de tomber sous  les balles des embusqués », déplore un des jeunes de Panzi contacté par Jambordc.info.

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A l’en croire, des malades au sein de l’hôpital de Panzi vivent sous une peur indescriptible et se plaint que des cas à répétition se passent dans des milieux pourtant contrôlés par le service de sécurité.

« L’hôpital de Panzi, l’une des principales institutions présentes dans le quartier n’est pas épargné. Chaque sortie des ambulanciers  se fait à haut risque. Des nombreux  malades sont terrorisés par ce climat d’insécurité qui perdure au nez et à la barbe de plusieurs postes de police. Pis, la population se plaint de constater que souvent ces  hommes portent l’uniforme », poursuit-il.

Cette situation suscite bien de questions à l’opinion.

« Au regard de ce tableau qui s’obscurcit  chaque jour, l’on est en droit de se demander pourquoi cette insécurité chronique ne suscite-t-elle aucun intérêt  de la part de ceux qui sont censés administrer la province. Pourquoi ne convoque-t-elle  aucune intervention efficace de la part des autorités politiques et militaires? Est-il normal que des balles sifflent autant presque chaque  nuit ? Combien de paisibles citoyens devraient-ils encore être assassinés avant que les « dirigeants » de la province du Sud-Kivu  ne se décident d’agir ? », S’interroge-t-il.

Il estime qu’il s’agit d’une insécurité montée de toute pièce pour déstabiliser le fonctionnement normal de l’Hôpital général de référence de Panzi.

« La rumeur va bon train. Ici et là,  au petit marché de Kamagema, dans les taxis brinquebalants, dans les églises qui pullulent, dans  les rares débits de boissons qui osent encore ouvrir tard dans la nuit, on suppute que toute cette insécurité est montée de toute pièce par des mal intentionnés. Par ailleurs, l’on est porté à croire qu’il s’agit de déstabiliser le fonctionnement normal de l’HGR Panzi et spécialement le Prof Dr Mukwege. Un coup monté de plus dit-on, contre lecélèbre gynécologue congolais mondialement connu qui vit cloîtré à l’hôpital de Panzi à la suite des nombreuses menaces de mort. Les habitants de Panzi qui l’adulent craignent pour sa vie. Ils multiplient prières et jeûnes comme pour conjurer un plan diabolique. Un énième complot qu’ils condamnent à être sans effet, aux cris d’alléluias et au nom de Jésus de Nazareth », conclut-il.

Jean-Marie Mulume

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