Les activités ont repris normalement ce mercredi 24 décembre dans la ville de Bukavu (Sud-Kivu) et ses environs après une journée de ce mardi marquée par une mobilisation populaire et des troubles meurtriers dans les périphéries de la ville.
Le matin de ce mercredi, la vie a repris son cours normal à Bukavu. Boutiques, marchés, transport en commun et autres activités socio-économiques ont repris ce mercredi matin.
C’est après une manifestation populaire organisée par des acteurs de la société civile et des mouvements citoyens, dans le but, selon les organisateurs de réclamer la «paix» et le «vivre-ensemble».
Cependant, la manifestation qualifiée par le gouvernement congolais comme une «manipulation» s’est soldée en drame. En effet, des engins explosifs et des tirs d’armes à feu ont été entendus lors de cette manifestation couplée à une journée dite «ville morte ».
Selon des témoignages, des explosions et des tirs ont été signalés notamment dans les axes Maria Kachelewa, Giamba, Panzi et sur plusieurs axes routiers de la ville, provoquant une psychose généralisée au sein de la communauté.
Le bilan provisoire de ces explosions et tirs fait état d’au moins trois personnes décédées, et plusieurs maisons endommagées par les engins explosifs entraînant d’importants dégâts matériels.
Face à ce drame, la population encore sous le choc, appelle les autorités à faire la lumière sur ces événements malheureux et à prendre des mesures urgentes préventives surtout en cette fin d’année.
En rappel, la manifestation de ce jour a été initiée par certains membres de la société civile et des mouvements citoyens qui militent pour la paix. Mais d’autres sources ont indiqué que ces acteurs sociaux ont manifesté pour exprimer leur opposition à un éventuel retrait du mouvement rebelle AFC/M23 des zones qu’il contrôle à l’Est de la République démocratique du Congo.
Rédaction


