À Bukavu (Sud-Kivu), le maire de la ville Nicolas Kyalangalilwa, sous l’administration de l’AFC/M23, a pris une série de mesures dans deux communiqués différents signés ce mardi 7 avril, visant à renforcer l’ordre public, la sécurité routière et la régulation de certaines activités monétaires dans sa juridiction.
Le premier document consulté par notre rédaction concerne le secteur des transports (taxis, minibus, tricycles et motos). À ce sujet, l’autorité urbaine insiste sur le respect strict des règles visant à améliorer la sécurité routière et la transparence dans ce domaine.
À l’en croire, désormais, chaque transporteur est tenu d’afficher clairement l’organisation à laquelle il est affilié ainsi que le numéro d’identification de son engin.
Les conducteurs sont également tenus d’afficher obligatoirement de manière visible, les prix des trajets conformément à la tarification fixée par la mairie dans un précédent communiqué daté du 19 mars 2026. Cette mesure vise à lutter contre les pratiques abusives et à protéger les usagers.
La mairie exige également que tous les véhicules en circulation soient en bon état technique : freins fonctionnels, feux et klaxon en état de marche, moteur sans fuite ni fumée excessive, et aucune pièce essentielle manquante. Il précise que des contrôles inopinés seront effectués par la police, et tout contrevenant s’exposera à des sanctions conformément à la loi.
Parallèlement, le maire a également annoncé des mesures concernant les opérateurs de transfert de monnaies électroniques et de services de télécommunication (AATMES). Il a été décidé que les frais de retrait sont désormais fixés à 3,5 % du montant retiré.
Le maire accorde un délai de 15 jours soit du 7 au 24 avril aux agents non enregistrés pour se faire enregistrer auprès de l’AATMES. Cette opération se déroule notamment en face de l’église 8e CEPAC CHAI, dans le bâtiment Ngengé Sport.
Le document interdit par ailleurs, d’exercer ces activités le long de la chaussée sous des parapluies, une pratique jugée anarchique et dangereuse pour la circulation.
La mairie rappelle enfin que les billets de francs congolais usés ou légèrement déchirés restent valables en cours légal. Toute personne refusant ces billets s’expose à des sanctions sévères prévues par la loi en vigueur.
Ces différentes mesures visent à assainir les secteurs du transport et des services financiers informels, tout en renforçant la discipline et la protection des citoyens dans une ville où plusieurs décisions des autorités sont presque bafouées.
Juvénal MUTAKATO


