Bukavu : La LICOSKI plaide pour la démolition des maisons érigées anarchiquement au site ELAKAT

La ligue des Consommateurs des Services au Congo-Kishansa (LICOSKI) plaide pour la démolition des toutes les constructions érigées anarchiquement sur les sites impropres. C’est notamment celles situées à ELAKAT, sur le flanc droit de la rivière Ruzizi après Gyamba et sur les 10 mètres de rive de cette rivière située dans la ville de Bukavu au sud-kivu. Elle l’a signifiée dans une lettre adressée au gouverneur du Sud-Kivu et dont copie est parvenue à la rédaction de Jambordc.info ce dimanche 25 octobre 2020.

Dans cette adresse écrite, cette structure citoyenne demande également le reboisement de tous ces sites aux frais de ceux qui ont abattu les arbres qui s’y trouvaient.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

« C’est avec amertume que nous venons de constater les constructions anarchiques au site ELAKAT et dans la servitude d’utilité publique de la rivière Ruzizi, partie comprise entre la route en construction par l’Entreprise Groupe RUBUYE et la rivière Ruzizi, non loin de la douane Ruzizi 2 en violation de l’Arrêté provincial n° 19/040/GP/SK du 28 août 2019 modifiant et complétant l’Arrêté n° 11/006/GP/SK du 20 janvier 2011; portant assainissement des agglomérations urbaines et rurales dans la Province du Sud-Kivu qui, aux points 7 et 8 de son annexe; érige ces lieux en sites impropres à toutes constructions », explique la LICOSKI.

Elle regrette de voir que les gens continuent à abattre les arbres qui étaient plantés à cet endroit par le service de l’environnement et cela sans qu’ils ne soient interpellés par la justice.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

« Les arbres plantés par le service de l’Environnement sur ces sites sont abattus en toute impunité au profit des constructions que nous dénonçons. Ce qui déstabilise le talus, contribue au réchauffement climatique et met en péril la route Ruzizi 2-Essence, dont l’importance n’est plus à démontrer », poursuit cette structure citoyenne.

La LICOSKI estime qu’il est grand temps que l’autorité provinciale s’impliquer personnellement pour qu’une solution soit trouvée et des sanctions exemplaires à toutes les personnes impliquées de loin ou de près dans ces constructions anarchiques qui selon elle font la honte de la province et mettent en péril la route tout en exposant en danger des vies humaines.

Moïse Aganze

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