Bukavu : La dynamique des activistes sociaux en guerre contre le travail des « Forces vives »

Depuis plus de cinq ans, au Sud-Kivu, on observe une pratique de banditisme et d’insécurité, qui rendent victimes plusieurs personnes de la province. Opportunité de la création d’une organisation appelée «Forces vives», avec comme grand objectif, venir en aide les victimes de ce banditisme et insécurité. Un travail que la dynamique des activistes sociaux jugent de complicité, car selon elle, certains bandits collaborent avec ces forces vives.

Elie Matabaro, coordonnateur de cette dynamique en province ; s’insurge contre une forme d’insécurité devenue monnaie courante et entretenue par quelques individus en perte de vitesse.

«Nous dénonçons l’attitude des organisations appelées à tort Forces vives qui continue d’entretenir du chaos et de la désolation sous l’œil impuissant des organes habilités dans la sécurité de la population et ses biens», affirme-t-il.

Cette dynamique exige une explication claire sur le mode opératoire de ces structures dites forces vives, qui dit-elle, s’enrichissent illicitement sur le malheur du peuple congolais.

«Le cas le plus récent est celui d’un étudiant qui s’est fait dépouillé de tous ses biens alors qu’il sortait d’une cérémonie nuptiale. Ce dernier s’est fait attaquer par des bandits qui lui ont dépouillé des objets de valeur y compris son smart phone. C’est après avoir  monnayé une de ces structures impliquées fortement dans ces rouages malsains que ce dernier a pu retrouver ces biens lui arrachés sans pour autant trouvé les coupables», explique le Coordonnateur de cette dynamique.

Eu égard à cette pratique, la dynamique des activistes sociaux met en garde ces structures, avant d’ajouter que «d’après des sources sûres seraient à l’origine d’un chapelet d’infractions (vol à main armée, phénomène “TIA NA SE”, trafic d’organes, vente des boissons fortement alcoolisées,…)».

Cette structure citoyenne incite l’implication personnelle du Procureur Général dans cette pratique en menant des enquêtes sur le travail  des structures de forces vives, dans le but de dénicher les auteurs directs du banditisme et insécurité qui se vit en province.

Elie Bigaba, JRI

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