Le journaliste Honneur David Safari porté disparu depuis le dimanche 28 décembre aux environs de 18h30 dans la ville de Bukavu (Sud-Kivu) a été retrouvé ce mercredi 31 décembre, abandonné dans les périphéries de la ville par ses bourreaux, a annoncé dans la soirée la direction de son média, La Prunelle RDC asbl, dans un communiqué.
Selon l’esprit du document nous parvenu ce jeudi 1er janvier 2026, Honneur David Safari, journaliste et rédacteur en chef de La Prunelle RDC, «présente des traces de sévices physiques» attestant qu’il a «subi de mauvais traitement » durant sa disparition.
« Il est actuellement pris en charge dans une structure sanitaire, où il reçoit les soins nécessaires. Sa famille, ses collègues ainsi que l’ensemble de La Prunelle RDC asbl restent à ses côtés en cette période difficile, » lit-on dans ce communiqué signé par la direction de La Prunelle RDC.
Par cette communication, La Prunelle RDC asbl exprime sa profonde gratitude à toutes les personnes, organisations, médias, représentations diplomatiques, acteurs de la société civile ainsi qu’aux autorités qui se sont mobilisés, de près ou de loin, pour soutenir les recherches et relayer l’alerte.
« Grâce à cette solidarité, il a été retrouvé vivant, » reconnaît la direction de ce média.
Par ailleurs, La Prunelle RDC asbl exige que toute la lumière soit faite sur les circonstances de la disparition de son journaliste ainsi que sur les actes dont il a été victime afin que les auteurs répondent de leurs actes devant la loi.
« Le journalisme n’est pas un crime » insiste-t-elle, soulignant que la défense de la liberté de la presse demeure un «devoir citoyen ».
Ce cas d’enlèvement relance le débat sur la sécurité des journalistes dans les provinces de l’Est de la République démocratique du Congo, en proie aux conflits armés récurrents. Dans cette région, de nombreux professionnels des médias et organisations qui défendent les droits des journalistes continuent à dénoncer les menaces, intimidations et agressions auxquelles sont exposés les journalistes dans l’exercice de leur métier.
Ce cas rappelle l’urgence pour les autorités compétentes de renforcer les mécanismes de protection des journalistes, afin de garantir la liberté de la presse et la sécurité de ceux qui informent la population, souvent au péril de leur vie.
Juvénal MUTAKATO


