Plusieurs activistes des droits des enfants de la ville de Bukavu (Sud-Kivu) expriment leurs inquiétudes quant à l’encadrement des élèves et des écoliers en cette période des vacances scolaires. Certains de ces enfants demeurent exposés à la délinquance et à des risques surtout en cette période où la situation sécuritaire est instable.
En effet, l’année scolaire 2024-2025 s’est déjà clôturée dans certaines écoles et d’autres prochainement dans la ville de Bukavu et ses environs.
Ce qui justifie le début des vacances scolaires pour certains élèves, qui généralement considérées comme une période de repos.
Aujourd’hui dans la ville de Bukavu, fort est de constater que plusieurs enfants demeurent sans occupation et certains dans une situation de l’oisiveté, à la merci de la délinquance.
La tradition qui consistait à envoyer les enfants dans leurs villages d’origines pour y passer les vacances ne sera presque possible cette année suite à la situation sécuritaire préoccupante.
Face à cette instabilité sécuritaire, l’Association des parents d’élèves et étudiants du Congo (ANAPECO) Sud-Kivu appelle tous les parents à bien garder leurs enfants, en surveillant leur mouvement
Lors d’un entretien accordé à notre rédaction ce mercredi 9 juillet, Augustin Mulumeoderwa président de l’ANAPECO rappelle le danger lié à leur vagabondage mais surtout sur les effets militaires non explosifs abandonnés à Bukavu et ses environs qui peuvent entraîner des victimes parmi les vacanciers s’ils ne sont pas bien surveillés.
« La bonne éducation commence dans la famille et les deux mois de vacances les parents doivent être vigilants, et comme nous sommes dans une situation particulière, le moment où nous traversons la guerre ici chez nous, donc les parents doivent dire aux enfants de ne pas toucher n’importe quel matériel metalique : les explosions par exemple, les effets militaires, ils ne doivent pas les toucher et cela, c’est le devoir des parents de les sensibiliser chaque jour,» a-t-il exhorté.
Celui-ci souligne que le manque d’encadrement des enfants en cette période des vacances conduit également au vagabondage chez les filles tout comme chez les garçons. Cela, avec tous les risques de grossesses non désirées, ainsi que de viols.
Christine Mwinja


