La ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, Recherche scientifique et Innovations (ESURSI), Marie-Thérèse Sombo, a appelé lundi 26 octobre, à Boma, dans la province du Kongo-Central, les responsables académiques à privilégier la transparence dans la gestion, le dialogue et la concertation pour améliorer le fonctionnement des établissements d’enseignement supérieur et universitaire en République démocratique du Congo. Cet appel a été lancé lors de la cérémonie officielle de lancement de l’année académique 2026-2027.
La ministre a également insisté sur le respect des engagements et des responsabilités de chaque organe académique. Elle estime que les différends internes ne doivent pas perturber le fonctionnement des institutions ni porter préjudice aux étudiants. Elle invite ainsi les responsables académiques à rechercher des solutions consensuelles et à renforcer la collaboration entre les différents acteurs du secteur.
Face à ces difficultés, Marie-Thérèse Sombo annonce le renforcement des concertations trimestrielles avec les Conseils d’administration, l’Administration centrale et les organisations syndicales représentatives. Ces rencontres doivent permettre de recueillir les préoccupations des différentes parties, de suivre les engagements pris et de prévenir les dysfonctionnements au sein des établissements.

La ministre insiste aussi sur le fonctionnement effectif des Conférences provinciales des chefs d’établissement, présentées comme des cadres de coordination destinés à faciliter la circulation de l’information et la remontée des difficultés rencontrées sur le terrain
Ces orientations interviennent alors que, dans les villes de Bukavu et de Goma, sous administration du Front pour la refondation de la nation (FRN), les activités académiques peinent à démarrer normalement dans certains établissements publics, plus d’une semaine après le lancement officiel de l’année académique 2026-2027.
Les cérémonies officielles de lancement ont été organisées simultanément le 15 octobre à l’Université de Goma et à l’Université officielle de Bukavu (UOB). Toutefois, les cours tardent toujours à commencer dans plusieurs établissements.
À l’UOB, les examens de deuxième session sont actuellement en cours, alors que la nouvelle année académique est déjà lancée. Selon les informations en notre possession, l’absence de certains agents administratifs et les difficultés liées aux effectifs des étudiants figurent parmi les facteurs qui freinent la poursuite des activités académiques dans les établissements publics de Bukavu.
Un étudiant de première année de baccalauréat en sciences de l’homme et de la société à l’UOB, qui a requis l’anonymat, estime que le maintien des examens de deuxième session vise à retenir les étudiants des classes montantes. Il affirme vouloir poursuivre son cursus à l’Université catholique de Bukavu (UCB), un établissement privé qu’il considère comme non concerné par les mesures du ministère.
À l’Institut supérieur pédagogique de Bukavu (ISP/Bukavu), la situation reste également en attente. Les étudiants des classes montantes attendent l’affichage des résultats des examens de deuxième session, tandis que les cours de la nouvelle année académique n’ont toujours pas commencé.
À Bukavu et à Goma, les étudiants de plusieurs établissements publics restent dans l’attente de la reprise effective des cours. Les activités académiques y demeurent suspendues par le ministère, à la suite des nominations de comités de gestion par l’ex-AFC/M23 dans ces établissements, alors que l’année académique 2026-2027 a été officiellement lancée le 15 octobre dernier.
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